Achat montre de luxe : 12 questions à poser en 2026

Acheter une montre de luxe ne s’improvise pas.

En 2026, l’offre est plus large que jamais (neuf, « presque neuf », pré-owned), mais les risques aussi : contrefaçons plus crédibles, montres « maquillées » (polissage excessif, pièces remplacées), documents incohérents… L’objectif de ce guide est simple : vous aider à sécuriser votre achat de montre de luxe avec une grille de lecture concrète, avant de vous engager.

Pourquoi ces questions sont indispensables en 2026

Trois tendances rendent la préparation encore plus importante aujourd’hui :

  • Un marché très internationalisé : l’horlogerie suisse reste un repère central. En 2025, la valeur des exportations horlogères suisses s’est établie à 24,4 milliards CHF (en recul de 1,7% vs 2024), pour 14,6 millions de montres exportées, selon la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH). Source FH (statistiques 2025)
  • La montée du pré-owned : l’intérêt pour la seconde main progresse, notamment chez les plus jeunes. Deloitte indique par exemple que 40% de la Génération Z interrogée prévoit d’acheter une montre pré-owned dans les 12 mois (édition 2025). Source Deloitte (Swiss Watch Industry Study 2025)
  • Des contrefaçons structurellement présentes : l’OCDE souligne que, sur la période analysée dans son rapport, les montres contrefaites font partie des catégories dominantes en valeur saisie, avec 23% de la valeur mondiale des saisies (données 2020-2021 exploitées dans le rapport). Source OCDE (Mapping Global Trade in Fakes 2025)

Idée clé : un bel achat, c’est rarement « juste » un modèle désirable. C’est une référence exacte, avec une provenance cohérente, un état vérifiable et des conditions de vente claires.

Les 12 questions à poser avant un achat de montre de luxe

1) Quel est mon objectif : porter souvent, collectionner, ou transmettre ?

Commencez par l’usage réel. Une montre pensée pour un port quotidien (confort, lisibilité, robustesse) ne répond pas aux mêmes contraintes qu’une pièce de collection (rareté de cadran, cohérence d’époque, état « non touché »). En pratique, votre objectif influence tout : taille, matière, type de mouvement, tolérance aux micro-rayures, et même choix du vendeur (service et discrétion).

2) Le format est-il adapté à mon poignet (diamètre, épaisseur, lug-to-lug) ?

Le diamètre seul ne suffit pas. Deux points font souvent la différence :

  • Le lug-to-lug (longueur corne à corne) : s’il dépasse la largeur du poignet, la montre « flotte ».
  • L’épaisseur : une montre très haute peut accrocher les poignets de chemise et marquer davantage au quotidien.

Si possible, essayez une montre aux dimensions proches, ou demandez des photos portées et des mesures exactes (pas seulement celles du catalogue de la marque).

3) Quel mouvement me convient : mécanique (auto/manuelle) ou quartz ?

Un achat de montre de luxe réussi, c’est aussi une décision de « style de vie horloger » :

  • Mécanique : charme, tradition, interaction (remontage), mais entretien périodique à anticiper (sans entrer ici dans des sujets de prix).
  • Quartz : précision élevée et usage simple, mais expérience différente, et dépendance à la pile/accumulateur selon le type.

Pour les montres compliquées (GMT, chronographe, quantième annuel/perpétuel), vérifiez aussi la facilité d’usage (réglage, zones de danger, sensibilité aux manipulations).

4) Quelles performances « terrain » dois-je exiger (étanchéité, magnétisme, réserve de marche) ?

Beaucoup d’erreurs viennent d’un décalage entre la montre rêvée et l’usage réel. Exemples concrets :

  • Vous voyagez souvent : une fonction GMT peut être plus utile qu’une complication spectaculaire mais fragile.
  • Vous vivez avec ordinateur, tablette, fermoirs aimantés : la résistance au magnétisme devient un vrai sujet.

Côté certifications, la certification MASTER CHRONOMETER de METAS couvre notamment la performance chronométrique, l’étanchéité, la résistance aux champs magnétiques et la réserve de marche (sur la tête de montre), et mentionne une exigence de résistance à 1,5 T (15’000 G) dans ses documents. Source METAS (Master Chronometer)

5) Que signifie vraiment “Swiss Made” sur une montre ?

« Swiss Made » n’est pas un slogan : c’est un cadre légal. Depuis l’entrée en vigueur de la révision (1er janvier 2017), au moins 60% des coûts de fabrication d’une montre (en tant que produit fini) doivent être générés en Suisse, avec d’autres exigences sur le mouvement et certaines étapes clés. Source IGE (Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle)

Concrètement : « Swiss Made » est un repère utile, mais pas une preuve d’authenticité à lui seul, et encore moins un indicateur direct de finition ou de rareté.

6) La montre a-t-elle une certification de précision (et est-ce pertinent pour moi) ?

La plus connue est la certification chronomètre. Le COSC explique que les contrôles sont réalisés sur plusieurs jours, en positions et températures différentes, selon les principes d’ISO 3159. Source COSC (Methods of measurement)

Intérêt : si vous portez souvent la montre, une certification de précision (ou une démarche qualité équivalente) peut être un vrai plus. Si vous achetez surtout pour l’esthétique ou la collection, cela peut être secondaire par rapport à la cohérence de la référence et à l’état.

7) Le modèle est-il décrit avec une précision irréprochable (référence, configuration, accessoires) ?

Dans l’horlogerie, une « même » montre peut exister en dizaines de variantes : référence, version de cadran, type d’index, matière, bracelet, boucle, année de production, série… Exigez une description claire et vérifiable :

  • Référence exacte (boîtier) et, quand c’est pertinent, référence de bracelet/boucle.
  • Configuration : cadran, lunette, aiguilles, typographies, luminova/tritium selon période.
  • Accessoires inclus : écrin, surboîte, carte/papiers, maillons, livrets.

Un flou sur la configuration est l’une des principales zones de risque (erreur honnête… ou substitution).

8) Les papiers et numéros (série/référence) sont-ils cohérents entre eux ?

Quand ils existent, les documents doivent « raconter la même histoire » que la montre : même référence, mêmes identifiants, dates cohérentes, tampons/mentions plausibles. Attention : dans le pré-owned, il n’est pas rare de voir des papiers incomplets, mais l’important est de comprendre pourquoi et de compenser par davantage de vérifications (provenance, contrôle technique, traçabilité).

Bon réflexe : évitez de publier des numéros complets en ligne dans des annonces ou sur les réseaux (cela peut faciliter la « duplication » d’identifiants sur des contrefaçons).

9) Quel est l’état réel du boîtier et du bracelet (au-delà des photos) ?

Deux montres « très propres » peuvent raconter deux histoires opposées :

  • Très peu portée, angles vifs, brossés nets : souvent recherché.
  • Polie : parfois bien fait, parfois destructeur (perte de matière, chanfreins arrondis, gravures adoucies).

À vérifier : alignement des lunettes/insert, jeu du bracelet, état des vis/axes, symétrie des cornes, profondeur des gravures, cohérence entre l’usure du boîtier et celle du bracelet.

10) La montre a-t-elle été contrôlée comme une montre (chronométrie, étanchéité, réserve de marche) ?

Une montre de luxe est un objet mécanique (ou électromécanique) : l’esthétique ne suffit pas. Demandez des éléments factuels :

  • Mesure de marche (écart quotidien, amplitude, beat error) réalisée récemment.
  • Test d’étanchéité adapté au modèle.
  • Réserve de marche vérifiée si elle est annoncée comme un argument.

Un vendeur sérieux doit pouvoir expliquer comment et quand ces contrôles ont été faits, et par qui (atelier interne, horloger partenaire, laboratoire, etc.).

11) Quelle est la provenance exacte (et est-elle compatible avec le niveau de rareté annoncé) ?

La provenance n’est pas qu’un mot : c’est une suite de faits. Idéalement, vous cherchez :

  • Un historique de possession clair (premier propriétaire, collection, rotation, etc.).
  • Des éléments d’historique (facture d’origine si disponible, traces de service, échanges documentés).
  • Une logique géographique (importations, déplacements, cohérence des documents).

Plus une montre est rare ou convoitée, plus la traçabilité et la qualité des preuves doivent être élevées.

12) Avec qui j’achète : expertise, authentification, discrétion, réactivité ?

La dernière question est souvent la plus déterminante. Un bon achat de montre de luxe, c’est aussi un process : sourcing, contrôle, authenticité, livraison sécurisée, confidentialité. Chez Dreyfuss Mayet, fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, nous opérons depuis la Suisse (siège et présence à Verbier) avec une clientèle internationale, et nous avons livré plus de 1’500 montres dans le monde, via notre site et des plateformes spécialisées. Pour découvrir notre univers, vous pouvez consulter notre histoire.

Checklist rapide : ce que vous devez obtenir avant de valider l’achat

Tableau récapitulatif : labels, documents et contrôles à vérifier

ÉlémentÀ quoi ça sertComment vérifierPoint d’attention“Swiss Made”Cadre légal d’origine et de valeur de fabricationComprendre les critères (60% des coûts en Suisse, règles sur le mouvement)Ce n’est pas un certificat d’authenticitéCOSC (chronomètre)Certification de précision (référée à ISO 3159)Exiger le certificat, cohérence des identifiants, et logique du modèleSelon les cas, le test peut porter sur mouvement ou montre (selon type)METAS MASTER CHRONOMETERPerformance globale (chronométrie, étanchéité, magnétisme, réserve)Vérifier que le modèle est éligible et annoncer clairement la certificationCertification sur la tête de montre, exigences documentées par METASPoinçon de GenèveProvenance (Genève), bienfacture, fiabilité (contrôles sur la montre finie)Identifier le label et son périmètre, et demander explication/traçabilitéLabel cantonal rare, critères spécifiquesÉcrin + surboîteComplétude, cohérence de setVérifier que la période et le modèle correspondentLes boîtes se remplacent : utile, mais non suffisantCarte/papiersTraçabilité et cohérenceComparer référence, identifiants, dates, points de venteDes papiers peuvent être falsifiés : croiser avec l’examen de la montreContrôles techniquesConfirmer la santé mécanique et l’étanchéitéDemander mesures récentes (marche) + test d’étanchéitéSans contrôle, le risque augmente, même si l’esthétique est parfaite

Pour aller plus loin sur les labels cités :

Comment appliquer ces 12 questions avec Dreyfuss Mayet (sans perdre de temps)

Si vous souhaitez acheter une pièce neuve ou presque neuve en réduisant le risque, l’approche la plus efficace est de combiner :

  • Une sélection rigoureuse (référence et configuration clairement identifiées).
  • Une vérification (authenticité + cohérence + état).
  • Une exécution discrète et réactive (logistique sécurisée, échanges confidentiels).

Vous pouvez parcourir une sélection de pièces via notre catalogue. Et si vous possédez déjà une pièce et envisagez une rotation de collection, notre service vendre sa montre permet une démarche sécurisée et confidentielle.

FAQ : questions fréquentes autour de l’achat d’une montre de luxe

Comment acheter une montre de luxe en ligne sans se tromper ?

La clé est de remplacer la confiance “au feeling” par une méthode : exiger une description complète (référence, configuration), des photos nettes et récentes, la liste exacte des accessoires inclus, et des preuves de contrôles (marche, étanchéité si pertinent). Ensuite, recouper la cohérence des documents et de la montre (identifiants, période, état). Enfin, privilégier un vendeur capable d’expliquer son processus d’authentification et d’assumer une relation suivie (discrétion, réactivité, conditions claires).

Faut-il absolument la boîte et les papiers pour un achat de montre de luxe ?

Non, mais c’est un excellent élément de cohérence quand ils sont présents et plausibles. L’absence de boîte/papiers n’est pas automatiquement un problème : certains propriétaires les perdent, certains achats anciens n’avaient pas la même culture de conservation. En revanche, si les papiers existent, ils doivent être cohérents (référence, identifiants, dates). Et s’ils manquent, il faut compenser par davantage de vérifications : provenance expliquée, examen approfondi, contrôles techniques et transparence totale sur l’historique connu.

Quelle différence entre COSC et Master Chronometer (METAS) ?

Le COSC est historiquement associé au titre de “chronomètre” et renvoie à un protocole de tests de précision selon ISO 3159, avec des mesures en positions et températures sur plusieurs jours. METAS (Master Chronometer) est une certification plus large, réalisée sur la tête de montre, qui couvre non seulement la performance chronométrique, mais aussi des critères comme la résistance aux champs magnétiques, l’étanchéité et la réserve de marche. En pratique, COSC répond à une question de précision, METAS à une question de performance globale.

Que signifie “Swiss Made” et comment l’utiliser intelligemment ?

“Swiss Made” indique qu’une montre répond à des exigences légales liées à sa fabrication et à certaines étapes réalisées en Suisse. Depuis 2017, la règle de base mise en avant est un minimum de 60% des coûts de fabrication générés en Suisse pour la montre en tant que produit fini, avec des exigences spécifiques sur le mouvement et le développement technique. C’est donc un repère d’origine et de crédibilité industrielle. En revanche, ce n’est ni un certificat d’authenticité, ni un classement automatique de qualité de finition : il faut toujours vérifier la référence, l’état et la provenance.

Et maintenant ?

Si vous souhaitez transformer ces 12 questions en une démarche fluide et sécurisée, vous pouvez démarrer par la page d’accueil Dreyfuss Mayet pour découvrir notre positionnement, puis explorer les modèles disponibles ou nous confier une recherche ciblée via notre réseau (courtage). L’objectif : un achat maîtrisé, discret, et parfaitement cohérent avec votre usage et votre collection.