Vendre une montre commence par une bonne préparation.
Si vous vous apprêtez à confier un garde-temps à la vente, cette checklist vous aide à réunir les bonnes photos, à décrire l’état réel sans erreurs fréquentes, et à rassembler les accessoires et documents qui facilitent l’authentification et rassurent un acheteur. Chez Dreyfuss Mayet, nous constatons qu’un dossier clair (visuel + historique + “full set” quand il existe) accélère l’analyse, réduit les allers-retours et permet une mise en vente plus fluide.
Pour découvrir notre univers et nos services en Suisse (Verbier, Genève) et à l’international, vous pouvez commencer par la page d’accueil Dreyfuss Mayet.
Pourquoi cette préparation change tout (sans parler de prix)
Le marché des montres de luxe est devenu très documenté : provenance, cohérence des numéros, qualité des photos, état du boîtier et du bracelet, présence des papiers… tout compte dans la confiance. Deloitte estime par exemple que le marché pre-owned est d’environ CHF 20 milliards (étude 2022), avec une dynamique de croissance marquée. (www2.deloitte.com)
Et au-delà du “secondaire”, l’horlogerie suisse reste un secteur majeur : la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) indique qu’en 2023, les exportations de montres ont atteint 25,5 milliards de francs (valeur) pour 16,9 millions de montres (unités). (fhs.swiss)
Concrètement, une bonne préparation vous permet de :
- Gagner du temps lors de l’évaluation et de l’authentification.
- Éviter des erreurs irréversibles (polissage, nettoyage agressif, démontage non professionnel).
- Présenter un dossier cohérent (photos + accessoires + historique) qui inspire confiance.
- Réduire les zones d’ombre : état réel, références, éventuelles pièces remplacées, etc.
Étape 1 — Identifier précisément la montre (référence, série, configuration)
Relever les informations utiles (sans démonter la montre)
Avant toute photo, notez (dans un document ou une note sur votre téléphone) :
- Marque, modèle, référence (souvent sur la carte de garantie, la facture ou un document du fabricant).
- Numéro de série (selon la marque, il peut être sur le rehaut, le fond, entre les cornes, ou sur les documents).
- Diamètre (ex. 36 / 39 / 41 mm), matière (acier, or, titane, céramique), couleur de cadran.
- Configuration exacte : bracelet d’origine (métal/caoutchouc/cuir), boucle (ardillon/déployante), présence d’un second bracelet, etc.
Important : évitez d’ouvrir le boîtier ou de manipuler le mouvement. Un démontage non professionnel peut laisser des traces et compliquer une vérification ultérieure.
À propos des mentions “chronomètre” et des certificats
Si votre montre est annoncée “chronomètre”, cela peut être lié à une certification (selon les marques et les gammes). Le COSC explique que la précision d’un chronomètre certifié doit se situer entre -4 et +6 secondes par jour (référentiel ISO 3159), et précise aussi que les documents COSC peuvent être optionnels selon la marque. (cosc.swiss)
Étape 2 — Rassembler les documents et accessoires (“full set” si possible)
Ce qu’on entend par “set complet” (et ses variantes)
Un “full set” varie selon la marque et l’époque. L’idée n’est pas de “sur-vendre” une montre, mais de rassembler tout ce qui existe afin de documenter l’historique et la cohérence de l’ensemble.
Voici les éléments les plus courants :
- Boîte (écrin) et, si disponible, surboîte (carton extérieur).
- Carte de garantie ou papiers (avec date, point de vente, référence).
- Facture d’achat (si vous l’avez) et/ou documents de provenance.
- Manuel, livret, livret d’entretien, booklets.
- Hang tags, scellés, médaillons, accessoires propres à la marque (selon modèles).
- Maillons supplémentaires (bracelet métal), barrettes/pompes, outils (si fournis à l’origine).
- Documents de service (factures, rapports, carte de service).
Si certains éléments manquent, ce n’est pas bloquant : l’essentiel est d’être transparent et de fournir ce que vous avez, sans recréer artificiellement un “set”.
Classer et protéger les papiers (bon réflexe “dossier”)
Regroupez les documents dans une pochette (idéalement plastique rigide) et prenez des photos nettes des éléments clés (carte de garantie, facture, carte de service). Si un document comporte des données personnelles, vous pouvez masquer ces informations sur les photos publiques tout en gardant l’original disponible pour l’analyse.
Étape 3 — Faire un état des lieux honnête (boîtier, bracelet, cadran, fonctionnement)
Inspection visuelle rapide (2 minutes, mais très utile)
À la lumière naturelle, faites un tour complet :
- Boîtier : chocs, coups, rayures profondes, arêtes “mangées”, traces de polissage.
- Lunette : alignement, éclats (céramique), rotation (si applicable).
- Verre : micro-rayures, éclats, reflets anormaux (saphir/plexi).
- Cadran et aiguilles : taches, poussières visibles, patine (sur vintage), lumines.
- Couronne / poussoirs : vissage, prise en main, dureté anormale.
- Bracelet : étirement, rayures, boucle marquée, état du cuir/caoutchouc.
Ne pas polir “pour faire plus propre” : une erreur fréquente
Un polissage peut sembler tentant, mais il peut aussi modifier la géométrie (arêtes, chanfreins), retirer de la matière et réduire l’intérêt pour certains collectionneurs. Christie’s rappelle que le polissage peut altérer la finition d’origine, retirer du métal et même rendre les cornes inégales, ce qui peut nuire à l’attrait pour les collectionneurs. (christies.com.cn)
Bon réflexe : contentez-vous d’un nettoyage doux (microfibre propre, souffle d’air, brosse très souple à sec) et laissez l’évaluation décider de la meilleure approche.
Fonctionnement : ce que vous pouvez vérifier sans matériel
- Réserve de marche (approximativement) : la montre s’arrête-t-elle trop vite ?
- Mise à l’heure : la couronne “accroche” ? la date saute-t-elle correctement ?
- Complications : chronographe (start/stop/reset), GMT, calendrier annuel… testez sans forcer.
- Bruit anormal (rotor très bruyant, frottement) : notez-le, ne “bricolez” pas.
Étanchéité : ne jamais “tester à la maison”
Évitez tout test improvisé (verre d’eau, douche, piscine). L’étanchéité est une notion encadrée par des exigences et méthodes d’essai ; la norme ISO 22810:2010 décrit notamment les exigences et méthodes de test pour vérifier la résistance à l’eau des montres. (iso.org)
Si un test est nécessaire, il doit être réalisé par un professionnel équipé, au bon protocole.
Étape 4 — Réussir les photos (cadrage, détails, transparence)
De bonnes photos ne servent pas seulement à “faire joli” : elles permettent une première lecture de l’état, accélèrent l’analyse et évitent les incompréhensions.
Le setup simple qui marche
- Lumière : privilégiez une lumière douce (près d’une fenêtre, sans soleil direct). Évitez le flash frontal.
- Fond : uni, mat, neutre (gris clair, blanc cassé, noir mat). Pas de motifs.
- Stabilité : posez le téléphone, utilisez un support improvisé (livres) si besoin.
- Propreté : microfibre + soufflette (ou poire) pour limiter poussières sur le verre.
Les 10 photos “minimum utile” (à viser)
- Face cadran, à plat (photo “catalogue”).
- Face cadran, légère inclinaison (pour lire texture + reflets du verre).
- Profil gauche (carrure, épaisseur, flancs).
- Profil droit (couronne/poussoirs).
- Fond de boîte (gravures, état).
- Bracelet côté extérieur (rayures, boucle).
- Bracelet côté intérieur (usure, marquages).
- Fermoir ouvert (micro-rayures, référence éventuelle).
- Macro sur un défaut notable (coup, éclat, rayure profonde) — transparence.
- Photo “set” : montre + boîte + papiers + accessoires réunis.
Astuce transparence : si vous signalez un défaut, montrez-le clairement. Un acheteur sérieux préfère une annonce “propre et vraie” à un visuel flatteur mais incomplet.
Numéro de série : visibilité maîtrisée
Selon le contexte, il peut être pertinent de flouter partiellement un numéro de série sur des photos destinées à une diffusion large, tout en le communiquant de façon confidentielle lors de l’évaluation. L’objectif est de concilier clarté et prudence.
Étape 5 — Préparer la remise de la montre (propreté, sécurité, organisation)
Nettoyage doux (sans produits agressifs)
- Microfibre propre sur le verre et le boîtier.
- Brosse très souple à sec pour les interstices du bracelet métal (sans insister).
- Évitez solvants, lingettes alcoolisées, produits “miracle”, et tout bain si l’étanchéité n’est pas confirmée.
Organisation pratique avant rendez-vous
- Rangez tous les accessoires dans l’écrin/surboîte (sans forcer les charnières ou coussins).
- Gardez les maillons dans un sachet séparé (pour ne pas rayer la montre).
- Préparez un petit résumé : date d’achat (si connue), services, pièces remplacées, incidents (chute, immersion…).
Checklist récapitulative (à cocher avant de confier votre montre)
Tableau — Dossier idéal pour une mise en vente efficace
ÉlémentÀ préparerPourquoi c’est importantConseil pratiqueIdentificationMarque, modèle, référence, numéro de série (si accessible)Évite les erreurs de description, aide à la vérificationNotez tout dans une fiche, sans démonter la montrePhotos10 vues minimum + macro des défauts + photo “set complet”Lecture rapide de l’état et de la cohérenceLumière douce, fond neutre, pas de flashÉtatListe honnête des marques, rayures, chocs, éléments remplacésTransparence = confiance + moins d’allers-retoursNe polissez pas “par réflexe”DocumentsCarte de garantie/papiers, facture, documents de serviceTrace l’historique et sécurise l’achatPhotographiez les documents clés, conservez les originauxAccessoiresBoîte, surboîte, livrets, tags, maillons, bracelets additionnelsRend l’ensemble plus complet et cohérentRegroupez tout en évitant le contact métal contre métalFonctionnementRemontage, mise à l’heure, date, complications (sans forcer)Détecte un point à signaler avant mise en venteEn cas d’anomalie, notez-la et stoppez les manipulations
Ce que Dreyfuss Mayet attend de vous (et ce que nous faisons ensuite)
Notre rôle, chez Dreyfuss Mayet, est de vous accompagner avec un service personnalisé, discret et réactif, en cohérence avec notre positionnement sur l’horlogerie contemporaine exclusive. Nous sommes basés en Suisse (siège et bureaux à Verbier) et opérons dans toute la Suisse (notamment Genève) ainsi qu’à l’international.
Une fois votre montre prête (même si le set n’est pas “parfait”), l’étape suivante consiste généralement à :
- Procéder à une évaluation basée sur les informations et visuels disponibles.
- Organiser les vérifications nécessaires, incluant l’authentification avant livraison (principe central de notre démarche).
- Mettre en place une présentation adaptée et une diffusion via notre réseau, en toute confidentialité.
Pour en savoir plus sur le service dédié, consultez Vendre sa montre. Vous pouvez également parcourir des exemples de pièces via notre catalogue et découvrir notre ADN sur notre histoire.
Repère de marché utile : la montée du pre-owned est aussi générationnelle : Deloitte indique qu’en 2025, 40% de la génération Z interrogée déclare avoir l’intention d’acheter une montre pre-owned dans les 12 mois (contre 20% des baby-boomers). (deloitte.com)
Sources externes utiles (pour aller plus loin)
- FH (Fédération de l’industrie horlogère suisse) — Statistiques export 2023 (fhs.swiss)
- Deloitte — Swiss Watch Industry Study (communiqué 2022, taille du pre-owned) (www2.deloitte.com)
- Deloitte — Swiss Watch Industry Study 2025 (communiqué, intention d’achat pre-owned) (deloitte.com)
- ISO 22810:2010 — Water-resistant watches (résumé de la norme) (iso.org)
- COSC — FAQ (ISO 3159, tolérances -4/+6 s/j) (cosc.swiss)
- Christie’s — Entretien et polissage (enjeux pour la valeur et l’originalité) (christies.com.cn)
FAQ — Préparer et vendre une montre avec Dreyfuss Mayet
Quelles photos envoyer à Dreyfuss Mayet pour une première analyse ?
Idéalement, envoyez une série courte mais complète : cadran de face, profils (gauche/droit), fond, bracelet (extérieur/intérieur), boucle/fermoir ouvert, et une macro des défauts visibles. Ajoutez une photo “ensemble” avec boîte, papiers et accessoires. La lumière naturelle douce (près d’une fenêtre) et un fond neutre suffisent dans la majorité des cas. Des photos nettes accélèrent l’évaluation, réduisent les questions de suivi, et permettent de mieux comprendre l’état réel avant toute prise en charge.
Faut-il faire réviser ou polir la montre avant de la confier à la vente ?
Dans la plupart des cas, évitez de décider seul d’une révision ou d’un polissage “préventif”. Un polissage peut modifier la finition et la géométrie du boîtier (arêtes, chanfreins) et retirer de la matière ; certaines clientèles recherchent justement une montre restée proche de son état d’origine. Christie’s souligne que le polissage peut altérer la finition d’origine et réduire l’intérêt pour les collectionneurs. (christies.com.cn) Un historique de service, en revanche, est utile : conservez toutes les preuves (factures, cartes, rapports).
Je n’ai plus la boîte ni les papiers : est-ce rédhibitoire pour vendre avec Dreyfuss Mayet ?
Non. L’absence de boîte ou de papiers n’empêche pas forcément la vente, surtout si la montre est cohérente, en bon état et correctement documentée par ailleurs (photos détaillées, historique, preuves d’achat ou de service). L’essentiel est d’être transparent sur ce qui manque. Quand ils existent, les accessoires et documents renforcent la confiance et facilitent la présentation, mais ils ne remplacent pas une vérification sérieuse. Dreyfuss Mayet accompagne aussi des clients avec des ensembles incomplets, en adaptant l’analyse et la mise en avant.
Dois-je indiquer un défaut (rayure, choc) même s’il est discret ?
Oui, surtout si le défaut est visible à l’œil nu ou en photo. Une description honnête évite les incompréhensions, protège la relation de confiance et accélère la suite du processus. Le bon standard consiste à fournir une photo macro du point concerné et à le mentionner simplement (“micro-rayure sur le flanc”, “choc sur la corne à 7h”, etc.). Dans l’horlogerie de collection, l’important n’est pas l’absence totale de marques, mais la cohérence entre l’état annoncé et l’état constaté.
Comment éviter les erreurs classiques avant de confier une montre à la vente ?
- polir ou nettoyer agressivement (risque d’altérer la finition), (
- “tester l’étanchéité” à la maison, et (
- négliger les accessoires (maillons, surboîte, documents de service). Sur l’étanchéité, la norme ISO 22810 encadre les exigences et méthodes de test : un contrôle sérieux nécessite un protocole professionnel. ( iso.org ) Enfin, classez vos documents : un dossier clair fait gagner un temps précieux à toutes les étapes
Et maintenant ?
Si votre montre est prête (ou presque), l’étape suivante consiste à la confier à un interlocuteur capable de gérer l’évaluation, la vérification et la vente avec discrétion. Découvrez notre service Vendre sa montre, parcourez notre sélection pour vous familiariser avec le niveau de présentation attendu, puis retrouvez l’univers de Dreyfuss Mayet et notre approche sur notre histoire.


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