L’horloger suisse, c’est l’exigence au millimètre.
Que vous possédiez une montre mécanique contemporaine, une pièce vintage ou un garde-temps destiné à être porté au quotidien, comprendre le rôle d’un horloger suisse vous aide à faire les bons choix : entretien, diagnostic, réglage, restauration, contrôle d’authenticité, ou encore accompagnement lors d’un achat/vente. Ce guide clarifie qui fait quoi, comment se déroule une intervention, et quels services attendre d’un professionnel sérieux en Suisse.
Qu’est-ce qu’un horloger suisse ?
Un horloger suisse est un professionnel formé aux métiers de la mesure du temps (mouvements mécaniques et quartz), exerçant en Suisse ou selon des standards reconnus par la filière helvétique. En pratique, le terme recouvre plusieurs spécialités, souvent complémentaires.
Les principaux métiers derrière le mot “horloger”
- Horloger·ère de production : assemble, emboîte et contrôle des mouvements/produits en série, avec des exigences de précision et de qualité industrielles (formation CFC typiquement sur 3 ans). Source (exemple de formation CFC horloger de production)
- Horloger·ère SAV / rhabilleur : démonte, diagnostique, répare, remonte et règle une montre (service complet, complications, contrôle d’étanchéité, tests).
- Régleur / régleuse : optimise la marche (isochronisme, positions, amplitude), parfois sur des calibres exigeants.
- Polisseur / polisseuse : intervient sur boîtiers et bracelets (finitions, reprises, conservation des arêtes), un savoir-faire distinct qui demande une vraie maîtrise.
- Restaurateur / restauratrice : conserve et restaure des pièces anciennes (respect des matériaux, pièces introuvables, approche patrimoniale).
Formation : CFC, écoles, certifications et standards suisses
En Suisse, les parcours mêlent filières CFC et formations spécialisées. À titre d’exemple, la fondation WOSTEP (créée en 1966) propose des programmes reconnus à l’international, dont un cursus à temps plein de 22 mois pour devenir horloger qualifié. Programme Horloger·ère (WOSTEP)
Le savoir-faire d’un horloger suisse : gestes, outils et contrôles
La réputation de l’horlogerie suisse repose sur une combinaison rare : rigueur de l’assemblage, finesse des réglages, qualité des finitions et culture du contrôle. Selon le type de montre et l’intervention, le travail suit souvent une logique en plusieurs étapes.
1) Diagnostic et contrôle initial
- Observation des symptômes : dérive de la précision, arrêt, bruit anormal, résistance au remontage, problème de date/chronographe.
- Mesures sur machine : marche, amplitude, repère (selon positions).
- Contrôle d’étanchéité (si la montre est conçue pour être résistante à l’eau).
- Examen de l’état externe : verre, couronne, poussoirs, bracelet, boîtier.
2) Démontage, nettoyage, lubrification, remontage
Lors d’un service complet, l’horloger démonte le mouvement, nettoie les composants, remplace les éléments d’usure nécessaires (selon disponibilité et politique de pièces), lubrifie aux points critiques, puis remonte l’ensemble. Cette étape est aussi celle où l’on détecte souvent des problèmes “invisibles” au premier regard (chocs anciens, oxydation, lubrifiants dégradés, etc.).
3) Réglage fin et contrôles de stabilité
Une montre ne se “répare” pas seulement : elle se règle. Le réglage vise une marche stable, dans plusieurs positions et sur la durée. Pour certaines montres, le niveau d’exigence peut aller jusqu’à des référentiels normalisés (voir COSC plus bas).
Quels services propose un horloger suisse (et quand y recourir) ?
Un bon atelier ou un bon horloger ne se limite pas à “faire repartir” une montre : il documente, teste, et vous remet un résultat mesurable (fonctionnement, étanchéité, précision, réserve de marche selon le cas).
Tableau : quel service pour quel besoin ?
Votre besoinService horloger typiqueCe que vous devez obtenirPoint d’attentionLa montre avance/retarde nettementContrôle + réglageMesures avant/après (marche, stabilité)Un simple réglage ne remplace pas un service complet si les huiles sont dégradéesArrêt, faible réserve de marcheDiagnostic + service completNettoyage, lubrification, remontage, contrôlesLa cause peut être multiple (usure, choc, encrassement)Entrée d’eau / buée sous le verreIntervention prioritaire + contrôle étanchéitéSéchage/traitement, remplacement joints si nécessaire, testsRisque d’oxydation rapide : ne pas attendreBoîtier/bracelet marquésPolissage / satinage / reprise de finitionFinition cohérente, respect des angles et surfacesUn polissage excessif peut “manger” la matière et altérer les arêtesMontre ancienne à préserverRestauration / conservationApproche patrimoniale, traçabilité des opérationsPrioriser la conservation (patine, pièces d’origine) plutôt que le “comme neuf”Doute sur l’authenticitéExpertise / authentificationContrôles cohérence (référence, mouvement, cadran, numéros, documents)La contrefaçon peut être très sophistiquée : expertise indispensable
Labels et certifications : Swiss made, chronomètre, Master Chronometer
En horlogerie, les mots ont un sens. Certains sont des indications d’origine (Swiss made), d’autres des certifications de performance (COSC, METAS). Les connaître aide à mieux lire un cadran… et un discours commercial.
“Swiss made” : ce que cela implique (vraiment)
Depuis le renforcement de l’ordonnance entrée en vigueur le 1er janvier 2017, une montre ne peut se dire “Swiss made” que si elle respecte des critères précis, notamment un minimum de 60% du coût de revient réalisé en Suisse (sur la montre dans son ensemble), tout en maintenant des exigences sur le mouvement et des étapes clés en Suisse (emboîtage, contrôle final, etc.). Explications (Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle)
À retenir : “Swiss made” n’est pas un adjectif vague, c’est une indication de provenance encadrée, pensée pour protéger la crédibilité de la filière. Synthèse des critères (FH)
Chronomètre (COSC) : un test normé et documenté
Le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) certifie des mouvements/ montres répondant à des critères de précision basés sur la norme ISO 3159, avec des essais en laboratoire sur plusieurs jours, positions et températures. Méthodes de mesure (COSC)
À l’échelle industrielle, l’organisme teste plus de 2 millions de mouvements par an (ordre de grandeur communiqué par des sources institutionnelles suisses). Informations institutionnelles (Canton de Berne)
Master Chronometer (METAS) : exigences élevées sur la montre terminée
La certification MASTER CHRONOMETER est réalisée par un organisme indépendant sur la montre terminée et porte notamment sur l’étanchéité, la performance chronométrique, la résistance aux champs magnétiques et la réserve de marche. Elle est ouverte aux marques dont les montres Swiss Made ont un mouvement certifié chronomètre (ISO 3159). Présentation officielle (METAS)
Comment choisir un bon horloger suisse : critères concrets
Au-delà de la réputation, quelques critères simples permettent d’évaluer le sérieux d’un professionnel (atelier indépendant, centre de service, horloger spécialisé).
- Process documenté : diagnostic clair, étapes annoncées, tests réalisés (précision, étanchéité si applicable), restitution cohérente.
- Traçabilité : numéro de dossier, rapport d’intervention, pièces remplacées listées lorsque possible.
- Hygiène d’atelier : environnement propre, outillage adapté, manipulation soigneuse (ça se ressent dès l’échange).
- Approche adaptée à la valeur patrimoniale : sur le vintage, priorité à la conservation, pas à la “sur-restauration”.
- Confidentialité et sécurité : indispensable en Suisse, surtout pour des pièces exclusives.
- Réseau : capacité à orienter vers la bonne spécialité (restauration, polissage, complications, certification), plutôt que tout faire “à tout prix”.
Achat, vente et authenticité : quand l’horloger devient un acteur de confiance
Dans le luxe, l’expertise horlogère ne sert pas seulement à réparer : elle protège la confiance lors d’une transaction. Contrôle de cohérence (référence, configuration), vérification d’éléments sensibles (cadran, aiguilles, boîtier, bracelet), identification de signes de polissage excessif, et détection d’assemblages non conformes : ce sont des réflexes d’atelier appliqués au marché.
Chez Dreyfuss Mayet, fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, l’activité se concentre sur l’achat, la vente et le courtage de montres de luxe contemporaines neuves ou presque neuves, avec un positionnement haut de gamme, discret et réactif. Basée en Suisse, avec des bureaux à Verbier, l’équipe opère dans toute la Suisse (dont Genève) et à l’international.
- Pour découvrir une sélection rigoureuse : voir le catalogue de montres.
- Pour un projet de cession, dans un cadre sécurisé et confidentiel : vendre sa montre.
- Pour mieux comprendre l’ADN de l’entreprise et son approche : à propos / notre histoire.
- Pour accéder à l’ensemble des services et ressources : site Dreyfuss Mayet (accueil).
Important : Dreyfuss Mayet est une maison spécialisée dans la transaction et l’accompagnement. Lorsque des contrôles techniques approfondis ou des interventions d’atelier sont nécessaires, l’approche consiste à s’appuyer sur l’expertise horlogère (interne et/ou via des ateliers spécialisés partenaires) afin de sécuriser la conformité, l’authenticité et l’état réel des pièces, dans le respect des attentes d’une clientèle exigeante.
Repères chiffrés (sans spéculer) : l’horlogerie suisse aujourd’hui
Quelques indicateurs publics aident à situer l’importance de l’écosystème dans lequel évolue un horloger suisse :
- Exportations horlogères suisses 2025 : 25,6 milliards CHF, avec 14,6 millions de montres exportées (tendance en repli). Source : FH (communiqué du 29.01.2026)
- Record récent : en 2023, les exportations ont atteint 26,7 milliards CHF. Source : FH (exportations 2023)
- Effectifs : à fin septembre 2023, la branche atteignait 65’237 collaborateurs (+7,3%). Source : Convention patronale (via stat.fhs.ch)
- Formation et relève : en 2023, le nombre d’apprentis a augmenté de 133 (+14,5%) tous métiers confondus. Source : Convention patronale (via stat.fhs.ch)
Ces chiffres décrivent un secteur cyclique mais structurellement orienté vers la haute valeur ajoutée : précision, contrôle, formation et spécialisation restent au cœur du métier d’horloger en Suisse.
FAQ : questions fréquentes sur l’horloger suisse
Quelle différence entre un horloger-rhabilleur et un horloger de production en Suisse ?
L’horloger de production intervient surtout dans un cadre industriel : assemblage, emboîtage, contrôle qualité et cadence maîtrisée, souvent sur des séries. L’horloger-rhabilleur (ou horloger SAV/service client) se concentre davantage sur la vie de la montre : diagnostic, démontage, nettoyage, remplacement de pièces d’usure, lubrification, remontage, réglage fin et tests (dont l’étanchéité si applicable). Les deux métiers partagent des fondamentaux, mais leurs objectifs diffèrent : produire conforme vs remettre en état et stabiliser la performance au porter.
Comment vérifier qu’une montre est vraiment “Swiss made” ?
Le marquage “Swiss made” est encadré : depuis 2017, il implique notamment un minimum de valeur/costing réalisé en Suisse sur la montre finie, ainsi que des exigences sur le mouvement et des étapes clés (développement technique, emboîtage, contrôle final) effectuées en Suisse. Le bon réflexe est de croiser plusieurs éléments : cohérence des documents, provenance, numéros, et examen des composants/finition. Pour une vérification factuelle des critères, référez-vous aux sources officielles (IPI) et, en cas de doute, demandez une expertise professionnelle. Référence : IPI
Que couvre une “révision complète” chez un horloger suisse ?
Une révision complète (service complet) ne se résume pas à “huiler” la montre. Elle comprend généralement : diagnostic, démontage du mouvement, nettoyage des composants, contrôle/remplacement de certaines pièces d’usure selon nécessité, lubrification aux points définis, remontage, réglage de la marche et contrôles de stabilité. Sur une montre prévue pour être résistante à l’eau, un contrôle d’étanchéité (avec joints adaptés) est souvent intégré ou recommandé. L’objectif : retrouver une performance fiable au quotidien, et réduire le risque de dégradation accélérée due à l’encrassement ou à des lubrifiants altérés.
Pourquoi faire authentifier une montre de luxe en Suisse ?
Parce que la contrefaçon et les assemblages non conformes peuvent être très sophistiqués, y compris sur des pièces haut de gamme. Une authentification sérieuse va au-delà d’un simple coup d’œil : cohérence référence/configuration, examen du mouvement quand c’est possible, contrôle des numéros, inspection du cadran/boîtier (polissage, pièces remplacées), et analyse de la concordance des documents. En Suisse, l’écosystème (ateliers spécialisés, standards de contrôle, culture de la traçabilité) facilite une approche rigoureuse. C’est particulièrement utile avant un achat, une vente, ou pour sécuriser une assurance.
Et maintenant ?
Si vous cherchez une montre de luxe contemporaine sélectionnée avec exigence, explorez le catalogue. Si vous souhaitez céder une pièce dans un cadre discret et sécurisé, consultez la page vendre sa montre. Pour comprendre l’approche Dreyfuss Mayet et l’histoire de l’équipe, rendez-vous sur À propos — ou revenez à l’accueil pour accéder à l’ensemble des services.


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