Montre de luxe d’occasion : checklist 2026 anti-risques (guide complet)

Acheter une montre de luxe d’occasion ne devrait jamais être un pari.

Si vous cherchez une montre de luxe occasion, l’enjeu est simple : obtenir le bon modèle, au bon état, avec la bonne provenance — sans contrefaçon, sans pièces non conformes, sans zone grise (vol, recel, documents incohérents). Cette checklist 2026 rassemble les vérifications qui font réellement la différence, de la préparation à la transaction, avec des repères concrets et des sources fiables.

Pourquoi une checklist “anti-risques” en 2026 ?

Un marché mondial… et des montres qui circulent beaucoup

Le marché de la seconde main s’appuie sur une réalité : les montres suisses continuent de s’exporter massivement, et les segments haut de gamme restent très demandés. En 2025, les exportations horlogères suisses se sont élevées à 25,6 milliards CHF (en recul de 1,7% vs 2024) et 14,6 millions de montres ont été exportées (volumes -4,8%). Les montres mécaniques ont représenté une part majeure de la valeur à l’export (86% au 1er semestre 2025). Source : Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), statistiques 2025.

Contrefaçons et “frankenwatches” : le risque n’est pas théorique

La contrefaçon profite de chaînes logistiques mondialisées et du e-commerce. L’OCDE estime qu’en 2021, les biens contrefaits/piratés ont pu représenter jusqu’à 2,3% du commerce mondial et jusqu’à 4,7% des importations de l’UE (sur la base de données de saisies douanières). Source : OCDE, “Mapping Global Trade in Fakes 2025”.

À cela s’ajoutent des risques plus subtils : montres “assemblées” à partir de pièces d’époques différentes, cadrans restaurés sans transparence, lunettes remplacées, bracelets non d’origine, ou polissages agressifs qui modifient la géométrie du boîtier. En 2026, la meilleure défense reste une méthode de contrôle reproductible.

Vol et recel : sécuriser la provenance devient indispensable

Au-delà de l’authenticité, la provenance est un point critique. Des initiatives industrielles existent pour réduire la revente d’objets volés : Richemont a lancé Enquirus (plateforme neutre permettant d’enregistrer et de rechercher des pièces perdues/volées, avec numéros de série et documents). Source : communiqué Richemont (30 mars 2023).

Avant même de voir la montre : la préparation qui évite 80% des pièges

1) Clarifiez l’identité exacte du modèle

  • Référence (et, si possible, sous-référence / configuration : matière, couleur de cadran, type d’insert, boucles, etc.).
  • Année ou fourchette de production (utile pour cohérence des détails, évolution de police, index, fermoir, etc.).
  • Type de mouvement (mécanique, automatique, quartz) et complications (date, chronographe, GMT, etc.).
  • Attentes d’usage : montre habillée vs sportive, exposition à l’eau, port quotidien, etc.

Objectif : pouvoir détecter rapidement une incohérence (“les bonnes pièces, mais pas la bonne génération”).

2) Demandez des informations standardisées (avant déplacement)

  • Photos nettes : face, profil, fond, cornes, boucle/fermoir, bracelet (intérieur/extérieur), couronne, et toute gravure/numéro visible.
  • Vidéo courte : mise à l’heure, changement de date, fonctionnement chronographe (si applicable), remontage.
  • Liste des éléments inclus : boîte, surboîte, carte/papiers, maillons, outils, facture, historique d’entretien.
  • Nom/coordonnées du vendeur + facture ou document de cession prévu (indispensable).

3) Préparez vos “preuves minimales” (non négociables)

Sans parler de “prix”, fixez plutôt des conditions :

  • Une trace écrite de la transaction (facture/contrat) avec identité du vendeur.
  • Un numéro de série communicable (au moins pour une vérification en base/assurance ou service).
  • Une politique claire en cas de problème (retour, expertise contradictoire, etc.).

Inspection de la montre : la checklist “terrain” (simple, mais impitoyable)

1) Boîtier : angles, brossés, polis, symétrie

Regardez la montre comme un géomètre : des arêtes trop rondes, des chanfreins “mangés”, des cornes affinées ou asymétriques sont souvent le signe de polissages répétés. Un polissage n’est pas forcément un défaut, mais il doit être cohérent avec l’âge et annoncé.

2) Cadran et aiguilles : cohérence, alignements, finitions

  • Qualité des impressions (textes nets, alignés, sans bavures).
  • Index bien posés, sans excès de colle visible.
  • Homogénéité de patine (sur une pièce ancienne, une patine “trop parfaite” peut questionner).

3) Verre et loupe : rayures, éclats, traitement

Un saphir micro-rayé n’est pas rare, mais un éclat au bord peut compromettre l’étanchéité. Vérifiez aussi la loupe (si présente) : alignement et grossissement cohérents.

4) Couronne, poussoirs, lunette : sensation mécanique

Remontage “sec”, couronne qui accroche, poussoirs spongieux, lunette qui “flotte” : autant d’indices d’entretien à prévoir. Ce ne sont pas des condamnations automatiques, mais des signaux à documenter.

5) Bracelet et fermoir : stretch, jeu, arêtes

Sur bracelet métal, vérifiez l’alignement, le jeu latéral, et l’état des vis/goupilles. Sur cuir, inspectez les fissures et l’usure aux trous. Sur caoutchouc, cherchez craquelures et durcissement.

6) Fonctions : tests rapides à faire sur place

  • Mise à l’heure : la couronne doit offrir des positions franches.
  • Changement de date : déclenchement net (attention aux plages de “danger” selon les calibres).
  • Chronographe : départ/arrêt/RAZ propre, aiguilles qui reviennent bien à zéro.

7) Numéros et marquages : lisibilité et cohérence

Contrôlez la présence et la qualité des gravures : une gravure trop “profonde”, irrégulière, ou au laser grossier peut être suspecte. À l’inverse, des gravures très faibles peuvent être dues à l’usure/polissage — d’où l’intérêt de croiser avec l’état global.

Authentification & provenance : ce qu’il faut exiger (sans surpromettre)

Documents : “papiers” ≠ garantie absolue, mais vraie valeur de contrôle

Les documents (carte de garantie, facture d’origine, livret, écrin) facilitent la traçabilité. Mais ils peuvent aussi être incomplets, remplacés… ou falsifiés. La bonne approche en 2026 : faire converger documents, numéros, état, et cohérence technique.

Historique de service : un point clé, surtout sur les pièces compliquées

Un historique d’entretien crédible (facture d’atelier, bon de service, rapport de contrôle) réduit le risque de mauvaises surprises. Certaines Maisons expliquent d’ailleurs la logique d’archivage et de traçabilité : par exemple, Patek Philippe indique que chaque montre reçue en service est contrôlée en lien avec ses archives historiques. Source : Patek Philippe, “Steps of Servicing”.

Vérification “vol / recel” : utilisez des outils dédiés quand c’est possible

Deux approches complémentaires :

  • Plateformes industrielles : Enquirus permet de déclarer et de rechercher des pièces perdues/volées via numéros de série et documents. Source : Richemont, lancement Enquirus.
  • Bases privées de due diligence : des acteurs comme The Watch Register indiquent maintenir une base internationale de montres perdues/volées et proposer une recherche par numéro de série. Source : The Watch Register, page “About”.

Important : ces outils réduisent le risque, mais ne remplacent pas une facture, l’identification du vendeur, et un dossier cohérent.

Révision, étanchéité, précision : les contrôles “mécaniques” qui évitent les litiges

Entretien : fiez-vous à des recommandations de Maisons (exemples officiels)

Les intervalles varient selon la marque, l’usage et la montre. Quelques repères issus de sources officielles :

Traduction pratique : pour une montre de luxe d’occasion, demandez la date du dernier service et ce qui a été fait (révision mouvement, joints, tests), plutôt que de vous contenter d’un “elle marche”.

Étanchéité : exigez un test récent (et comprenez ce que cela signifie)

L’étanchéité est un sujet à risque : une montre peut “fonctionner” parfaitement tout en laissant entrer l’humidité. Sur le plan normatif, l’ISO décrit des exigences et méthodes de test pour les montres “water-resistant” (ISO 22810:2010, version confirmée en 2021). Source : ISO, ISO 22810:2010.

À retenir : demandez un test d’étanchéité daté si la montre est destinée à être exposée à l’eau (même “juste” piscine). Et si le vendeur refuse de documenter l’étanchéité, considérez que l’étanchéité est à faire avant usage.

Chronométrie et certifications : ce que vous pouvez vérifier

Quand une montre annonce une certification, vérifiez-la. Le COSC rappelle être une association à but non lucratif créée en 1973, délivrant le titre de chronomètre à des mouvements/montres suisses selon des tests standardisés. Source : COSC, “Discover COSC”.

À noter côté “tendance 2026” : la presse spécialisée a rapporté l’annonce d’un standard Super-COSC dont le lancement est prévu en septembre 2026 (approche plus stricte, tests élargis). Source : Financial Times (septembre 2025).

Paiement, livraison, assurance : sécuriser la transaction (sans friction inutile)

Paiement : privilégiez la traçabilité

  • Choisissez un mode de paiement qui laisse une preuve (virement, paiement carte via solution sécurisée, etc.).
  • Évitez les montages “trop pressés” et les demandes de paiement fractionné informel.
  • Exigez une facture détaillée : marque, référence, numéro de série (si la législation locale et la sécurité le permettent), date, identité des parties.

Livraison : documentez l’état à chaque étape

  • Photos/vidéos horodatées avant expédition (montre, accessoires, emballage).
  • Transport assuré et adapté au luxe (procédure de remise contre signature, tracking, emballage discret).
  • À réception : vidéo d’ouverture du colis + contrôle immédiat des points critiques (fonctionnement, état, accessoires).

Checklist 2026 prête à l’emploi

Tableau récapitulatif des risques et vérifications

RisqueCe que vous vérifiezPreuve à demanderSignal rouge typiqueContrefaçonFinitions (cadran, gravures), cohérence référence/configuration, qualité des composantsDossier photo/vidéo + facture + possibilité d’expertiseRefus de fournir des visuels nets / incohérences visiblesPièces non conformes (“Frankenwatch”)Cohérence des éléments (aiguilles, lunette, boucle, cadran) avec l’année/référenceHistorique, photos d’époque si disponibles, transparence sur remplacements“Tout est d’origine” sans aucune trace ni détailMontre volée / recelIdentité du vendeur, cohérence provenance, numéro de série exploitableFacture/contrat + vérification via Enquirus / base dédiée si possibleVendeur anonyme, refus de document, histoire floueÉtanchéité incertaineÉtat joints/couronne/poussoirs, traces d’oxydationTest d’étanchéité récent (daté)Condensation / “elle est étanche, ne vous inquiétez pas”Entretien en retardSensation au remontage, dérive notable, bruits anormauxFacture de révision / compte-renduAucun historique + vendeur qui minimisePolissage agressifArêtes, chanfreins, symétrie, gravures affaibliesTransparence sur polissages / photos avantBoîtier “savonnette”, angles disparusTransaction risquéeTraçabilité paiement, conditions écrites, assurance transportFacture + preuve de paiement + documents d’expéditionPression pour payer vite / hors plateforme / sans facture

Les signaux rouges (à fuir, même si “l’offre” est tentante)

  • Refus de montrer des photos nettes (ou photos “catalogue” uniquement).
  • Refus de fournir une facture/trace écrite de cession.
  • Histoire trop vague : “on me l’a offerte”, “je n’ai rien”, “je l’ai achetée à l’étranger mais…”.
  • Incohérences simples : carte/papiers d’un autre modèle, dates impossibles, accessoires incompatibles.
  • Pression temporelle : “il y a dix acheteurs, payez maintenant”.

Pourquoi passer par un acteur spécialisé pour une montre de luxe d’occasion ?

Quand l’objectif est de réduire le risque, le plus efficace est de s’appuyer sur un professionnel dont le métier est de sélectionner, contrôler et documenter. Dreyfuss Mayet a été fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, deux passionnés d’horlogerie, avec un siège en Suisse et des bureaux à Verbier, au service d’une clientèle internationale. L’équipe opère dans toute la Suisse (notamment à Genève) et à l’international, avec plus de 1 500 montres vendues dans le monde via son site et des plateformes spécialisées.

Concrètement, cela se traduit par un niveau d’exigence élevé : chaque garde-temps est vérifié et authentifié avant livraison, avec une approche discrète, réactive et sur-mesure, sur le segment le plus prestigieux de l’horlogerie contemporaine.

FAQ : montre de luxe d’occasion (questions fréquentes en 2026)

Comment vérifier l’authenticité d’une montre de luxe d’occasion sans ouvrir le boîtier ?

Commencez par la cohérence : référence exacte, configuration (cadran, lunette, boucle), qualité des finitions et alignements. Exigez des photos macro (cadran, couronne, fermoir, gravures) et une vidéo des fonctions (date, chrono). Ensuite, sécurisez la transaction : facture, identité du vendeur, et si possible une vérification de provenance (ex. Enquirus). Sans ouverture, on ne “prouve” pas tout à 100%, mais on peut éliminer la majorité des faux et montres incohérentes en croisant ces éléments.

Peut-on acheter une montre de luxe occasion sans papiers ?

  1. une facture de cession solide, (
  2. un numéro de série exploitable, (
  3. un contrôle approfondi des détails de conformité (boîtier, cadran, bracelet, fermoir), et (
  4. un historique d’entretien ou, à défaut, un budget-temps pour un contrôle/révision chez un atelier qualifié. Le point le plus important n’est pas “papier vs pas papier”, mais la cohérence globale et la traçabilité du vendeur

Faut-il exiger un test d’étanchéité sur une montre d’occasion ?

Si vous comptez exposer la montre à l’eau (piscine, mer, douche), oui : demandez un test daté, surtout après un transport ou si l’historique est flou. Une montre peut sembler parfaite et pourtant laisser entrer l’humidité, ce qui peut endommager le mouvement. Les tests d’étanchéité s’inscrivent dans une logique standardisée (par ex. l’ISO décrit des exigences et méthodes de test pour les montres “water-resistant”). En cas de doute, considérez l’étanchéité comme “à refaire” avant usage.

Comment éviter d’acheter une montre volée ?

Refusez toute transaction sans facture et sans identification claire du vendeur. Demandez un numéro de série (au moins pour vérification), et utilisez des outils dédiés quand c’est possible : Enquirus (plateforme lancée par Richemont) permet de rechercher si une pièce est déclarée perdue/volée, et des services de due diligence privés existent aussi. Enfin, méfiez-vous des scénarios “trop simples” (vendeur pressé, rendez-vous dans un lieu étrange, pas d’historique). Une bonne provenance est un dossier, pas une promesse orale.

Quelle différence entre “occasion”, “full set”, “NOS” et “quasi neuve” ?

“Occasion” signifie simplement seconde main. “Full set” indique généralement la présence de la boîte et des documents (carte/papiers, livrets, parfois facture), mais vérifiez précisément ce qui est inclus. “NOS” (New Old Stock) désigne une pièce ancienne jamais portée ou restée en stock, ce qui n’exclut pas un contrôle mécanique (les huiles vieillissent aussi). “Quasi neuve” décrit un état proche du neuf, mais doit être objectivé (micro-traces, polissage oui/non, accessoires, historique). Dans tous les cas : exigez des preuves, pas des adjectifs.

Sources et références (sélection)

Et maintenant ?

Si vous voulez acheter une montre de luxe d’occasion avec un maximum de sérénité, vous pouvez découvrir la sélection disponible sur Dreyfuss Mayet et parcourir le catalogue. Et si vous envisagez plutôt de céder une pièce, le service Vendre sa montre vous permet d’avancer de façon confidentielle et sécurisée, avec un accompagnement complet.