Une montre peut se valoriser avec le temps.
Mais toutes ne suivent pas cette trajectoire : sur le marché secondaire, la valeur d’un garde-temps dépend surtout de la désirabilité, de la rareté pertinente, de la confiance (authenticité, traçabilité) et de l’état. L’objectif de ce guide est simple : vous aider à repérer, sans promesse, les signaux les plus fiables d’une montre qui prend de la valeur (ou, plus précisément, qui a un potentiel de valorisation et une bonne tenue de valeur).
Chez Dreyfuss Mayet, fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, nous évoluons au quotidien sur le segment le plus prestigieux de l’horlogerie contemporaine et exclusive, avec une approche discrète, réactive et sur mesure depuis la Suisse (siège à Verbier) et à l’international.
Pourquoi certaines montres se valorisent (et pourquoi ce n’est jamais automatique)
Le marché de l’horlogerie suisse reste un univers de désir, mais aussi de cycles. En 2025, la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) indique par exemple 25,6 milliards CHF d’exportations horlogères et 14,6 millions de montres exportées, avec une baisse en valeur et en volumes par rapport à 2024, signe d’un environnement plus sélectif. Voir les statistiques FH 2025.
Dans le même temps, l’appétit pour l’occasion et le « pre-owned » s’est structuré : Deloitte observe que l’intérêt des consommateurs pour l’achat de montres d’occasion a fortement progressé depuis 2020, et note qu’environ 1 consommateur sur 5 considère une montre (neuve ou d’occasion) comme un investissement (au sens large). Deloitte – Spotlight on the pre-owned market (Insights 2024, PDF).
À retenir : la valorisation n’est pas qu’une question de « marque ». Elle se joue souvent sur la qualité vérifiable (documents, originalité, état, demande), plus que sur l’effet de mode.
Les 7 signes d’une montre qui prend de la valeur
1) Une référence claire, identifiable et recherchée (pas seulement « rare »)
Les montres qui se valorisent le mieux sont généralement celles dont la référence est lisible et la demande suffisamment profonde : modèles iconiques, séries cohérentes, variantes reconnues par les collectionneurs (sans confusion sur les cadrans, lunettes, aiguilles, etc.).
- À vérifier : référence exacte, année/période, cohérence des marquages, configuration connue (dial, matière, bracelet).
- Bon signal : une littérature abondante (guides, archives de marque, documents historiques) et une communauté de collectionneurs active.
- Point d’attention : la rareté « statistique » ne suffit pas si le modèle n’a pas de demande (rareté ≠ liquidité).
2) Une traçabilité solide (provenance, papiers, historique)
La traçabilité est un accélérateur de confiance. Plus un garde-temps est documenté, plus l’acheteur futur se projette (et moins il négocie « par prudence »). Dans un marché où la contrefaçon est une réalité, cette confiance est centrale : l’OCDE souligne l’impact des contrefaçons sur la réputation et la confiance des consommateurs dans l’horlogerie suisse. OCDE – Counterfeit Swiss watches (2025).
- À vérifier : carte/papiers, facture d’origine si disponible, livret, numéro de série, éventuel extrait d’archives.
- Bon signal : historique cohérent (achat, révisions, transmissions), et correspondance entre boîte/papiers/montre.
- Red flag : incohérences de dates, police d’impression suspecte, numéros non concordants, histoire « trop floue ».
3) L’originalité des composants (et l’absence de modifications irréversibles)
Sur une montre de collection, l’originalité est souvent déterminante : un cadran remplacé, des aiguilles non conformes, une lunette aftermarket, un polissage agressif ou des pièces de service non documentées peuvent réduire l’intérêt des collectionneurs.
- À vérifier : cadran (signature, patine cohérente), aiguilles, insert de lunette, couronne, fond, bracelet/fermoir, typographies.
- Bon signal : pièces d’origine conservées (si remplacement), et justificatifs de service.
- Point d’attention : une restauration « trop parfaite » sur du vintage peut alerter (repeint, relume, etc.).
4) Un état irréprochable… ou au moins « propre », cohérent et honnête
La valeur d’une montre qui prend de la valeur est très sensible à l’intégrité : arêtes vives sur une boîte, gravures nettes, couronne d’origine, bracelet sain, absence d’oxydation interne. L’état ne veut pas dire « comme neuve » : sur le vintage, une patine appréciée peut être un atout, tant qu’elle est naturelle et non artificielle.
- À vérifier : symétrie de la boîte, profondeur des gravures, alignements, jeu dans la couronne, état du bracelet.
- Bon signal : usure homogène, pas de chocs majeurs, pas de corrosion, pas d’éléments « forcés ».
- Red flag : polissage excessif (formes « fondues »), vis abîmées, traces d’ouverture non maîtrisée.
5) Un “full set” (boîte, papiers, maillons, accessoires) et des détails qui comptent
À configuration égale, un ensemble complet rassure et se revend mieux. Cela vaut encore plus pour les montres modernes, où l’acheteur attend une expérience proche du neuf.
- À vérifier : écrin, surboîte, carte de garantie, tags, maillons supplémentaires, outil, manuel.
- Bon signal : documents en bon état et cohérents (tampons, dates, références).
- Point d’attention : certains accessoires se perdent facilement : l’absence n’est pas toujours éliminatoire, mais elle pèse sur l’attractivité.
6) Une qualité horlogère objectivable (mouvement, finitions, certifications)
Les montres susceptibles de mieux tenir la valeur s’appuient souvent sur une qualité mesurable : précision, robustesse, finitions, contrôle qualité, et parfois des labels reconnus.
- COSC / Chronomètre : le COSC (créé en 1973) teste chaque année la précision de plus de 2 millions de mouvements selon une base ISO 3159 (avec des exigences propres). Canton de Berne – informations COSC.
- Poinçon de Genève : label instauré en 1886, avec contrôle des critères et tests (fonctions, étanchéité, précision, etc.) sur la montre certifiée. Poinçon de Genève – Fiabilité.
- Qualité Fleurier (FQF) : certification indépendante pour montres mécaniques terminées, avec critères incluant notamment chronométrie COSC et tests complémentaires. Fleurier Quality Foundation – Validation criteria.
Enfin, la notion de “Swiss Made” est encadrée : depuis le 1er janvier 2017, au moins 60% du coût de revient d’une montre doit être réalisé en Suisse pour porter l’indication « Suisse / Swiss made » (règles détaillées et conditions associées). IPI (Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle) – Ordonnance “Swiss made” montres.
7) Une vraie “liquidité” : demande stable, revente réaliste, et marché lisible
Une montre qui prend de la valeur est souvent une montre qui se revend sans friction : il y a des acheteurs, des comparables, et des standards de confiance. Deloitte note que le marché pre-owned s’est structuré via la certification, les garanties et des dispositifs de traçabilité, ce qui augmente la confiance des acheteurs. Deloitte – Pre-owned market (PDF).
- À vérifier : profondeur d’intérêt (collectionneurs, forums, publications), présence régulière de transactions (pas seulement d’annonces), cohérence des configurations.
- Bon signal : un modèle connu avec des critères d’évaluation partagés (ce qui réduit les débats au moment de la revente).
- Point d’attention : les “hypes” courts peuvent gonfler l’attention puis retomber : privilégier la désirabilité durable.
Check-list rapide avant d’acheter (ou de garder) une montre à potentiel
Tableau récapitulatif : quoi contrôler, et pourquoi
SignalCe que vous regardezPourquoi c’est décisifDocuments utilesRéférence recherchéeRéf. exacte, configuration, cohérence esthétiqueCrée une demande structurée (comparables, collection)Réf. sur facture, carte, archivesTraçabilitéProvenance, numéros, historiqueRéduit le risque perçu et facilite la reventePapiers, facture, extrait d’archivesOriginalitéPièces d’origine, absence d’aftermarketLes collectionneurs valorisent l’authenticité “as close to original”Rapport de service, pièces conservéesÉtatBoîte, gravures, cadran, braceletUn état “honnête” protège la désirabilitéPhotos macro, rapport d’atelierFull setBoîte/papiers/maillons/accessoiresRenforce la confiance et l’attractivitéÉcrin, carte, tags, manuelQualité objectivableMouvement, finitions, labelsCrédibilise la valeur de collection à long termeCertificats (si existants), docs marqueLiquiditéMarché lisible, demande récurrenteUne valeur “théorique” compte peu si la revente est difficileHistorique de transactions (si accessible)
Méthode en 5 étapes (sans parler de “prix”) pour juger le potentiel de valorisation
- Nommer précisément la montre : référence, variante, année approximative, diamètre, matière, type de cadran, bracelet.
- Prioriser la confiance : authenticité, cohérence numéros/papiers, provenance. Dans un marché exposé à la contrefaçon, c’est le socle. OCDE (2025) – analyse et enjeux.
- Vérifier l’originalité : cadran/aiguilles/lunette/couronne, et demander un avis d’expert en cas de doute.
- Évaluer l’état “collection” : pas uniquement cosmétique, mais structurel (boîte, étanchéité, fonctionnement, traces d’intervention).
- Tester la revente “en pensée” : à qui la montre plairait-elle, et pourquoi ? Si l’histoire est claire, le set complet, et la référence reconnue, la liquidité est généralement meilleure.
Les erreurs courantes (qui empêchent une montre de prendre de la valeur)
- Confondre rareté et désirabilité : une montre rare mais peu aimée reste difficile à revendre.
- Sous-estimer l’impact des pièces non d’origine : même “bien faites”, elles cassent la confiance des collectionneurs.
- Acheter sans documents : ce n’est pas toujours rédhibitoire, mais cela augmente le risque perçu.
- Ignorer la qualité d’entretien : un service mal réalisé peut laisser des traces irréversibles (vis, ponts, étanchéité).
- Suivre uniquement la tendance : les cycles existent ; mieux vaut viser les fondamentaux (qualité, histoire, cohérence).
Où trouver une montre à potentiel (et comment sécuriser la transaction)
Si vous cherchez une pièce déjà sélectionnée avec exigence, vous pouvez parcourir le catalogue Dreyfuss Mayet. Pour une recherche très spécifique (référence rare, configuration précise, exigence sur le set et l’état), le courtage personnalisé est souvent la voie la plus efficace.
Et si vous possédez déjà une montre et souhaitez arbitrer (simplifier une collection, financer une nouvelle pièce, sécuriser une vente), notre service Vendre sa montre est conçu pour une expérience confidentielle et encadrée, avec une évaluation précise et un accompagnement complet.
Pour comprendre notre approche et notre histoire (Suisse, Verbier, présence internationale), vous pouvez aussi consulter À propos / Notre histoire.
FAQ – Montre qui prend de la valeur
Quelle montre de luxe prend le plus de valeur ?
Il n’existe pas de réponse universelle, car la valorisation dépend d’un ensemble de critères : référence recherchée, originalité, état, set, traçabilité et profondeur de demande. Certaines icônes sont très liquides, mais une variante précise (cadran, période, série) peut compter davantage que la marque seule. La meilleure approche consiste à raisonner comme un futur acheteur : est-ce que la configuration est claire, documentée, et désirable sur la durée ? En pratique, les montres qui “tiennent” sont souvent celles qui inspirent immédiatement confiance.
Montre neuve ou d’occasion : laquelle a le meilleur potentiel de valorisation ?
Les deux cas existent. Le neuf peut offrir une expérience parfaite (état, garantie, set complet), tandis que l’occasion permet parfois d’accéder à des références discontinuées, du vintage ou des séries plus intéressantes pour les collectionneurs. Deloitte souligne la structuration du marché pre-owned via la certification, les garanties et l’authentification, ce qui renforce la confiance et la maturité du segment. Étude Deloitte (PDF). Le point clé reste l’achat “juste” : originalité + documents + état.
Les papiers sont-ils indispensables pour une montre qui prend de la valeur ?
Ils ne sont pas toujours indispensables, mais ils aident fortement. Les papiers et éléments de set (carte de garantie, facture, boîte, maillons) réduisent le risque perçu et facilitent la revente, surtout sur des pièces modernes. Sur du vintage, l’absence de papiers peut être plus fréquente ; dans ce cas, on compense par une expertise sérieuse : cohérence des numéros, vérification des composants, historique de services et, si possible, un extrait d’archives. Plus la montre est “facile à expliquer”, plus elle est attractive pour un futur acheteur.
Comment éviter les contrefaçons et les pièces non d’origine ?
La meilleure protection est une méthode stricte : contrôle de la référence, examen des détails (typographies, gravures, aiguilles, cadran), vérification du mouvement, et cohérence des documents. L’OCDE rappelle que la contrefaçon nuit à la confiance et génère des plaintes de consommateurs qui pensent avoir acheté authentique. OCDE (2025). En pratique, privilégiez les vendeurs capables de documenter l’origine, d’expliquer les éventuels remplacements, et de fournir des photos détaillées (macro) et un historique clair.
Et maintenant ?
Si vous cherchez une montre qui prend de la valeur (ou une pièce simplement solide, désirable et facile à revendre), vous pouvez commencer par consulter notre catalogue. Si vous souhaitez céder une montre dans un cadre sécurisé et confidentiel, notre service Vendre sa montre est à votre disposition. Pour découvrir Dreyfuss Mayet et notre façon de travailler depuis la Suisse, rendez-vous sur notre site.


.jpeg)






