Acheter une montre suisse d’occasion certifiée en 2026 demande une méthode.
- via des programmes « Certified Pre-Owned » (CPO) pilotés par certaines marques, (
- chez des spécialistes horlogers capables de fournir une traçabilité claire et un dossier technique, et (
- via des canaux encadrés (certaines enchères, certains détaillants réputés). L’objectif de ce guide : vous aider à choisir où acheter et quoi exiger pour réduire au maximum le risque (contrefaçon, pièces non conformes, historique flou)
Que signifie vraiment « certifiée » pour une montre suisse d’occasion ?
Dans le langage de l’horlogerie, le mot certifiée peut recouvrir plusieurs réalités. En 2026, il est essentiel de distinguer la certification d’authenticité (la montre est bien une originale, avec une configuration cohérente) de la certification de performance (précision, étanchéité, résistance magnétique, etc.).
1) Certification d’authenticité (la plus importante en occasion)
Pour une montre suisse de seconde main, une « certification » utile à l’acheteur est un engagement écrit (marque, revendeur agréé, ou spécialiste) qui atteste notamment :
- l’authenticité (boîtier, mouvement, cadran, bracelet, boucle, etc.) ;
- la cohérence de la configuration (référence, période, composants) ;
- l’état constaté à date (avec un compte rendu) ;
- les conditions de garantie associées.
2) Certifications de précision / performance : utiles, mais à interpréter
Des labels comme le COSC (« chronomètre ») certifient la précision selon un protocole reconnu, à l’origine sur le mouvement. Le COSC se présente comme un label indépendant de référence pour l’attribution du titre de chronomètre. En savoir plus sur le COSC.
De son côté, la certification MASTER CHRONOMETER de METAS (Institut fédéral de métrologie) couvre un ensemble d’exigences sur la montre (résistance magnétique, performance chronométrique, étanchéité, réserve de marche, etc.) et repose sur une évaluation indépendante. Lire la présentation METAS.
Point clé : COSC/METAS sont des signaux qualitatifs, mais ne remplacent pas une authentification sérieuse au moment de la revente (car l’historique de service, d’éventuels remplacements de pièces, ou des modifications peuvent changer la donne).
Où acheter une montre suisse d’occasion en 2026 : les canaux les plus fiables
Les programmes « Certified Pre-Owned » (CPO) des marques
Lorsqu’une marque encadre elle-même la revente, l’acheteur bénéficie généralement d’un protocole d’authentification et d’un cadre de garantie standardisé.
- Rolex Certified Pre-Owned (RCPO) : la marque indique que ses montres CPO sont certifiées authentiques, entièrement révisées et vendues avec une garantie internationale de deux ans, accompagnées d’un sceau et d’une carte de garantie dédiés. Détails du programme RCPO et informations officielles (Newsroom).
- IWC. Curated. : IWC présente une offre de pièces historiques « sélectionnées, restaurées et certifiées » par la maison, avec certification d’authenticité et une extension de garantie possible sous conditions d’enregistrement (selon les modalités IWC). Découvrir IWC. Curated.
Ce canal est particulièrement pertinent si votre priorité est un processus homogène et une garantie définie par la marque. En contrepartie, l’offre peut être plus restreinte selon les références recherchées.
Les spécialistes horlogers (sélection, authentification, dossier complet)
Un spécialiste sérieux peut être une excellente solution pour acheter une montre suisse de seconde main, à condition qu’il documente clairement son travail : contrôles d’authenticité, examen de cohérence (référence/période), rapport d’état, et remise d’un dossier (factures, éléments d’origine, traçabilité quand disponible).
C’est aussi l’approche la plus adaptée si vous cherchez un modèle précis, une configuration rare, ou une acquisition discrète (notamment en Suisse, où l’exigence de conformité et de service est élevée).
Les détaillants réputés et le retail « brick-and-mortar »
En 2026, le point de vente physique reste un pilier de confiance : pouvoir manipuler, essayer et échanger avec un expert réduit de nombreux risques. Deloitte observe d’ailleurs qu’une majorité de consommateurs privilégie encore l’achat en boutique. (deloitte.com)
Les ventes aux enchères : à envisager avec préparation
Les enchères peuvent proposer des pièces intéressantes, notamment vintage. Mais « certifiée » ne veut pas toujours dire « sans sujet » : il faut lire les conditions, le niveau de garantie, le détail du rapport de condition, et anticiper les démarches post-achat (contrôle horloger, assurance, etc.). Pour un premier achat, ce canal demande plus d’expérience.
Les marketplaces et l’achat entre particuliers : prudence maximale
Ce sont les canaux où l’asymétrie d’information est la plus forte : photos insuffisantes, historiques incomplets, documents manquants, pièces remplacées non déclarées, etc. Le contexte global de la contrefaçon incite à la vigilance : l’UE indique par exemple avoir intercepté 112 millions de biens contrefaits en 2024 (valeur estimée 3,8 milliards d’euros, tous produits confondus). Source : Commission européenne / DG TAXUD (2025)
Comparer les options d’achat (tableau)
Tableau comparatif : où trouver une montre suisse d’occasion « certifiée »
CanalCe que « certifiée » peut raisonnablement couvrirPoints fortsPoints de vigilanceProgramme CPO de marqueAuthenticité confirmée + processus de service + garantie (selon la marque)Standardisation, documentation, garantie claireOffre limitée, disponibilité variable selon modèlesSpécialiste horloger indépendantAuthenticité, cohérence, rapport d’état, dossier de vente, accompagnementConseil, sourcing, flexibilité, approche sur-mesureLa qualité dépend du sérieux : exiger des preuves écrites et un dossier completDétaillant multi-marques / boutiqueSelon politique interne : inspection, parfois garantieEssai au poignet, relationnel, expérience en magasinNiveau de contrôle et de transparence hétérogèneEnchèresSelon maison : expertise, parfois rapports, mais garanties limitéesAccès à des pièces de collectionConditions de vente, niveau de garantie, post-achat à anticiperEntre particuliers / petites annoncesSouvent aucune certification formelleChoix largeRisque accru (contrefaçon, pièces non conformes, historique flou)
La checklist 2026 : comment sécuriser l’achat d’une montre suisse d’occasion
Étape 1 : exiger une traçabilité « racontable »
Une montre suisse d’occasion fiable est une montre dont l’histoire peut être expliquée simplement : provenance, date d’achat approximative, entretiens, changements éventuels (bracelet, verre, cadran, etc.). En cas de zone grise, votre meilleur réflexe est de demander un document écrit qui engage le vendeur (certificat, facture, rapport de contrôle).
Étape 2 : demander un rapport d’état (pas seulement des photos)
Un bon rapport d’état mentionne clairement :
- l’état du boîtier (polissage : oui/non, traces, arêtes) ;
- l’état du cadran et des aiguilles (luminescence, oxydation, retouches) ;
- l’état du mouvement (contrôle, service récent, observations) ;
- l’état du bracelet et de la boucle ;
- les fonctions testées (date, chrono, réserve de marche, etc.).
Étape 3 : comprendre ce que couvre la garantie
Une « garantie » n’a de valeur que si elle est datée, nommée (qui couvre ? la marque ? le vendeur ?) et si les exclusions sont explicites. Exemple : dans le cadre du programme Rolex Certified Pre-Owned, la marque met en avant une garantie internationale de deux ans et la remise d’éléments dédiés (sceau/carte) attestant de l’authenticité et du bon fonctionnement. (newsroom.rolex.com)
Étape 4 : être attentif aux pièces de rechange et à l’intégrité de la montre
En occasion, une montre peut avoir été « améliorée » (volontairement ou non) : cadran remplacé, lunette non conforme, inserts, bracelet aftermarket, etc. Dans un programme CPO, la marque explique généralement que la montre est contrôlée et révisée, avec remplacement de composants si nécessaire via des pièces d’origine, et tests en conditions d’usage. (rolex.com)
Quels documents demander (et lesquels sont réellement utiles) ?
Pour acheter sereinement une montre suisse de seconde main, privilégiez un dossier qui combine preuves d’origine et preuves de contrôle récent.
- Papiers d’origine / carte : utiles pour la cohérence (référence, numéro, date, réseau).
- Facture d’achat (si disponible) : utile pour la provenance.
- Historique d’entretien (factures de service) : utile pour comprendre ce qui a été fait.
- Certificat d’authenticité émis par la marque (CPO) ou par un spécialiste : utile si clair, daté, traçable.
- Rapport d’état : utile pour objectiver l’état, au-delà du discours commercial.
À retenir : l’absence de certains documents ne signifie pas automatiquement qu’une montre est problématique, surtout en vintage. Mais plus la pièce est récente, plus un dossier incomplet doit vous inciter à renforcer les contrôles (et à privilégier un canal « certifiant »).
Pourquoi la Suisse reste une référence pour acheter une montre suisse d’occasion
La Suisse concentre l’écosystème horloger (marques, ateliers, fournisseurs, culture technique), ce qui favorise l’accès à l’expertise et aux réseaux de confiance. Côté marché, la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) souligne un contexte exigeant : les exportations horlogères suisses ont atteint 25,6 milliards CHF en 2025 (en baisse de 1,7% vs 2024), pour 14,6 millions de montres exportées. Source : FH (communiqué du 29 janvier 2026)
Dans ce cadre, la confiance (authenticité, transparence, service) devient un critère encore plus central — ce qui explique l’attrait croissant pour l’occasion « encadrée ».
Dreyfuss Mayet : une approche spécialisée pour l’achat/vente et le courtage
Dreyfuss Mayet a été fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, deux passionnés d’horlogerie, avec une ambition simple : proposer une expérience haut de gamme, personnalisée, discrète et réactive autour de l’achat, la vente et le courtage de montres de luxe neuves ou presque neuves.
- Base en Suisse avec des bureaux à Verbier, et une activité à travers toute la Suisse (dont Genève) et à l’international.
- Sélection rigoureuse et accompagnement : l’objectif est de vous orienter vers des pièces cohérentes, bien documentées, et contrôlées.
- Authenticité et tranquillité d’esprit : chaque montre est vérifiée avant livraison, avec une logique de transparence sur l’état et les éléments remis.
- Réseau international : plus de 1 500 montres vendues dans le monde entier (via le site et des plateformes spécialisées).
Pour découvrir l’univers de la maison, vous pouvez partir de la page d’accueil de Dreyfuss Mayet, consulter le catalogue, ou lire notre histoire.
Les tendances 2026 : pourquoi l’occasion « certifiée » progresse
Deux dynamiques expliquent la montée en puissance du marché secondaire encadré :
- Une demande structurée : Deloitte observe que la génération Z tire une partie de la demande, avec 40% des répondants Gen Z indiquant l’intention d’acheter une montre « pre-owned » dans les 12 mois (contre 20% chez les baby-boomers), et que ce n’est plus un phénomène de niche. (deloitte.com)
- Un besoin de réassurance : entre contrefaçons et complexité croissante des montres modernes, l’acheteur recherche des dossiers solides (certificats, rapports, garanties, service).
À noter : la certification « performance » évolue aussi. La presse a évoqué l’arrivée d’un standard Super-COSC annoncé pour septembre 2026, visant des tests plus exigeants (information à considérer comme une tendance sectorielle, les modalités pouvant évoluer). (ft.com)
FAQ : acheter une montre suisse d’occasion en 2026
Quelle est la différence entre une montre « révisée » et une montre « certifiée » ?
Une montre révisée signifie qu’un entretien a été réalisé (partiel ou complet) : nettoyage, lubrification, réglages, parfois remplacement de pièces d’usure. Une montre certifiée, elle, implique un engagement sur l’authenticité et/ou la conformité, idéalement par écrit (certificat, rapport, garantie). En pratique, le plus rassurant est une combinaison des deux : une authentification documentée + une révision traçable + une garantie claire. Sans document daté, le mot « certifiée » reste une promesse marketing difficile à vérifier.
Peut-on acheter une montre suisse d’occasion sans papiers ?
Oui, surtout en vintage, où les papiers ont souvent disparu avec le temps. Mais il faut alors renforcer le niveau de contrôle : cohérence de la référence, examen du mouvement, correspondance des numéros, contrôle des composants (cadran/aiguilles/boîtier/bracelet), et surtout un certificat d’authenticité émis par un acteur crédible (marque, CPO, spécialiste reconnu). Plus la montre est récente, plus l’absence de documents doit inciter à privilégier un canal encadré et à exiger un rapport écrit complet.
Quels sont les signes d’alerte d’une fausse « montre suisse occasion » ?
Plusieurs signaux doivent vous ralentir : vendeur qui refuse un contrôle indépendant, incohérences entre la référence et les détails visibles (typographies, index, gravures), historique flou, absence totale de dossier, ou « certificats » non vérifiables. Méfiez-vous aussi des montres avec trop d’éléments remplacés sans explication (cadran, aiguilles, insert), car cela peut affecter l’authenticité de configuration. Dans le doute, privilégiez des circuits qui formalisent l’authentification et la garantie, comme certains programmes CPO (par exemple Rolex RCPO et ses éléments dédiés). (rolex.com)
Les certifications COSC/METAS sont-elles importantes quand on achète d’occasion ?
Elles sont utiles, mais elles ne répondent pas à toutes les questions. Le COSC atteste d’un niveau de précision selon un protocole reconnu, et METAS (Master Chronometer) couvre un ensemble de performances sur la montre (magnétisme, étanchéité, etc.). COSC et METAS peuvent donc être de bons indicateurs. En revanche, ces labels ne garantissent pas à eux seuls la conformité actuelle d’une pièce de seconde main (pièces remplacées, modifications, chocs, entretien). D’où l’importance d’un contrôle récent et documenté.
Qu’est-ce que je dois demander avant de valider l’achat à distance ?
Avant un achat à distance, demandez systématiquement : un rapport d’état détaillé, des photos nettes (numéros, gravures, boucle, mouvement si possible), la liste des éléments fournis (boîte, papiers, facture, carte, certificat), et une garantie écrite avec ses conditions. Idéalement, exigez aussi une explication claire sur l’historique de service et sur la présence de pièces d’origine. Si l’on vous répond « ne vous inquiétez pas » sans preuve écrite, considérez cela comme un signal d’alerte.
Et maintenant ?
Si vous souhaitez acheter une montre suisse d’occasion avec un accompagnement sur-mesure (sélection, authentification, discrétion) ou confier un sourcing ciblé, explorez le catalogue ou découvrez la philosophie de la maison via la page À propos. Et si vous envisagez plutôt de céder une pièce, le service Vendre sa montre vous permet d’avancer de manière structurée et confidentielle.


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