Vendre une montre de luxe en Suisse ne s’improvise pas.
Entre le risque de contrefaçon, les tentatives d’arnaque, les enjeux de confidentialité et les formalités (paiement, contrat, expédition, douane), il est essentiel de suivre une méthode claire. Dans ce guide, nous détaillons les étapes les plus sûres pour revendre une montre haut de gamme en Suisse — que vous soyez à Genève, Verbier ou ailleurs — et la façon dont un spécialiste peut sécuriser l’ensemble du processus.
Pour une prise en charge confidentielle et structurée, vous pouvez aussi passer directement par Dreyfuss Mayet ou consulter notre page dédiée vendre sa montre.
1) Avant de vendre : préparer la montre (et éviter les erreurs qui coûtent cher)
Rassembler les éléments “full set” (quand ils existent)
Plus votre dossier est complet, plus la vente est simple (et plus l’acheteur est rassuré). Idéalement, réunissez :
- l’écrin / la boîte et le sur-emballage,
- la carte de garantie, les papiers, le livret,
- la facture d’origine (si disponible),
- les maillons supplémentaires (bracelet métal),
- les éventuels certificats et documents de révision/entretien.
Même sans papiers, une montre peut se vendre — mais la transparence et l’authentification deviennent alors encore plus importantes.
Faire un état des lieux factuel (sans “sur-restaurer”)
Avant toute estimation, notez précisément :
- la référence,
- l’année approximative,
- le numéro de série (à communiquer uniquement à un professionnel ou un acheteur sérieux),
- l’état du boîtier, du bracelet, du cadran, du verre,
- le fonctionnement (réserve de marche, remontage, date, chronographe, etc.).
Évitez les “bonnes idées” de dernière minute (polissage non maîtrisé, remplacement de pièces sans traçabilité). Sur certaines montres de collection, une intervention mal documentée peut compliquer la revente.
2) Choisir le bon canal pour vendre une montre de luxe en Suisse
Le choix du canal de vente influence directement la sécurité, la confidentialité, le délai et la qualité du filtrage des acheteurs. En Suisse, les options les plus courantes sont : vente entre particuliers, vente à un professionnel, courtage (intermédiation), ou enchères.
Comparatif des options pour vendre une montre de luxe en Suisse
CanalAvantagesPoints de vigilancePour qui ?Vente entre particuliersMaîtrise du processus, échanges directsArnaques, faux justificatifs, sécurité des rendez-vous, litigesVendeurs expérimentés, temps disponible, bon réseauRachat par un professionnelRapide, processus cadré, paiement structuréNécessite une vérification rigoureuse et une traçabilité claireVendeurs qui privilégient la simplicité et la sécuritéCourtage (intermédiation)Accès à un réseau qualifié, filtrage des acheteurs, confidentialitéLe sérieux du courtier et la qualité du mandat font la différencePièces recherchées, vendeurs exigeants, besoin de discrétionEnchèresVisibilité internationale selon la maisonDélais, conditions, aléas du résultat, logistiquePièces très spécifiques, collection, stratégie patrimoniale
Chez Dreyfuss Mayet, nous sommes spécialisés dans l’achat, la vente et le courtage de montres de luxe neuves ou presque neuves, avec une approche discrète, réactive et personnalisée. Pour mieux comprendre notre positionnement (siège en Suisse, bureaux à Verbier, clientèle internationale), vous pouvez lire notre histoire.
3) Comprendre une estimation sérieuse (sans “parler prix”)
Ce qui fait varier la valeur d’une montre sur le marché
Une estimation fiable s’appuie sur des critères observables, pas sur une impression. Les principaux facteurs :
- Authenticité (composants cohérents, numéros, signatures, mouvement, etc.).
- État (usure, chocs, rayures, étanchéité, précision, pièces remplacées).
- Complétude (boîte, papiers, maillons, accessoires).
- Historique (révisions documentées, provenance, cohérence des éléments).
- Rareté & désirabilité (configuration, production, cadran, métal, etc.).
- Liquidité (facilité à trouver un acheteur au bon profil, au bon moment).
Deux exemples concrets (ce qui change réellement la donne)
- Exemple A : une montre sport iconique avec boîte, papiers, maillons et révision documentée. La vente est généralement plus fluide, car l’acheteur a moins d’incertitudes (et la transaction est plus simple à sécuriser).
- Exemple B : une montre identique, mais sans papiers et avec un bracelet changé sans justificatifs. Elle peut se vendre, mais demandera davantage de vérifications, de pédagogie et un canal de vente plus “encadré”.
Un marché très dynamique… mais contrasté
Pour situer le contexte, la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) indique que les exportations horlogères suisses ont totalisé 26,0 milliards CHF en 2024, avec 15,3 millions de montres exportées (volumes historiquement bas selon la FH). (fhs.swiss)
La FH indique également un nouveau recul en 2025 (exportations à 25,6 milliards CHF, soit -1,7% par rapport à 2024), dans un environnement jugé incertain. (fhs.jp)
Conclusion pratique : une vente réussie dépend souvent moins de “l’idée qu’on s’en fait” que de la qualité du dossier, du canal choisi et de la sécurité de l’exécution.
4) Authenticité & conformité : les vérifications à ne jamais négliger
Contrefaçons : le risque est réel (et il augmente en ligne)
Les autorités rappellent régulièrement que les “bonnes affaires” sont souvent des contrefaçons. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF/BAZG) recommande la prudence lors de l’achat de montres et bijoux à l’étranger, notamment car il s’agit fréquemment de faux. (bazg.admin.ch)
Au niveau européen, l’ampleur du phénomène est également documentée : la Commission européenne indique que l’UE a intercepté 112 millions d’articles contrefaits en 2024 (valeur estimée 3,8 milliards €). (taxation-customs.ec.europa.eu)
Pour un vendeur, l’enjeu est simple : une authentification sérieuse (et documentable) protège votre réputation, sécurise l’acheteur, et limite les litiges.
Bracelets et matières réglementées : attention au CITES
Si votre montre est équipée d’un bracelet en cuir issu d’espèces protégées (ex. certains crocodiliens), des formalités peuvent s’appliquer lors d’une expédition internationale. En Suisse, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV/BLV) met à disposition des informations et démarches via e-CITES. (blv.admin.ch)
De manière générale, la Convention CITES encadre le commerce international d’espèces listées en annexes, avec des exigences de permis selon les cas. (cites.org)
5) Transaction sécurisée : rendez-vous, contrat, paiement (les réflexes suisses)
Rendez-vous : privilégier un cadre professionnel
Pour une vente en main propre, privilégiez un lieu qui limite les risques : bureau professionnel, environnement contrôlé, horaires adaptés, et jamais “dans l’urgence”.
Plus largement, les polices cantonales publient régulièrement des conseils de prévention face aux fraudes en ligne (sites factices, offres trop attractives, manque de coordonnées fiables, etc.). La Kantonspolizei Zürich rappelle par exemple les signaux typiques de “fake shops” et les bons réflexes avant paiement. (zh.ch)
Paiement : éviter les zones grises et documenter
Pour les ventes de montres de luxe, la règle d’or est la traçabilité : un paiement clair, vérifiable, et cohérent avec l’identité de l’acheteur.
À noter : la loi suisse sur le blanchiment d’argent prévoit des obligations spécifiques pour les négociants qui reçoivent de l’argent liquide au-delà d’un certain seuil. L’article 8a de la LBA mentionne des obligations lorsque le négociant reçoit plus de 100 000 CHF en espèces dans le cadre d’une opération de négoce (y compris en plusieurs tranches qui, additionnées, dépassent ce montant). (lex.weblaw.ch)
En pratique, sans entrer dans le conseil juridique, cela illustre pourquoi les professionnels cadrent strictement la manière de payer et la documentation associée.
Contrat / reçu : simple, mais complet
Même entre particuliers, un écrit réduit les ambiguïtés. Un document de vente peut inclure :
- identité des parties (avec pièce d’identité vérifiée),
- description précise (marque, modèle, référence, numéro de série si approprié),
- liste des accessoires remis,
- date, lieu, modalités de remise,
- modalité de paiement et confirmation de réception.
6) Remise ou expédition : limiter le risque logistique
Remise en main propre : la check-list rapide
- Vérifier l’identité de l’acheteur.
- Confirmer le paiement selon la méthode convenue (et son caractère irrévocable lorsque pertinent).
- Faire signer un reçu/contrat.
- Remettre la montre et les accessoires, en listant précisément ce qui est transmis.
Expédition depuis la Suisse : douane et restrictions
Si la vente implique un envoi hors de Suisse, anticipez l’aspect douanier. L’OFDF/BAZG indique qu’en règle générale, il n’y a pas de droits de douane à l’exportation sur des biens privés quittant la Suisse, mais recommande de vérifier les interdictions, autorisations et restrictions (par exemple celles liées aux espèces protégées/CITES). (bazg.admin.ch)
Pour mieux comprendre la logique de déclaration (import/export/transit) côté particuliers, l’OFDF/BAZG centralise aussi des informations sur la déclaration des marchandises. (bazg.admin.ch)
Côté vendeur, la meilleure protection reste opérationnelle : emballage soigné, photos avant fermeture, assurance adaptée, et conservation de toutes les preuves d’expédition.
7) Passer par un spécialiste en Suisse : ce que cela change concrètement
Un professionnel apporte trois sécurités clés :
- Authentification & contrôle : vérifications structurées et cohérence des composants.
- Confidentialité : moins d’exposition publique, échanges filtrés, process cadré.
- Exécution : contrat, paiement, logistique, suivi, et communication claire.
Chez Dreyfuss Mayet, entreprise fondée par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, nous opérons depuis la Suisse (bureaux à Verbier) et accompagnons une clientèle internationale avec une approche discrète. Nous avons vendu plus de 1 500 montres dans le monde entier via notre site et des plateformes spécialisées (comme Chrono24), avec un objectif constant : sécuriser la vente, de bout en bout.
Selon votre projet, vous pouvez :
- nous confier votre demande via notre service de vente,
- ou consulter notre catalogue pour comprendre le type de pièces que nous sélectionnons.
FAQ : vendre une montre de luxe en Suisse (questions fréquentes)
Peut-on vendre une montre de luxe sans papiers en Suisse ?
Oui, c’est possible. En revanche, l’absence de papiers augmente les exigences de vérification : cohérence de la référence et du numéro de série, contrôle du mouvement, examen du cadran/boîtier/bracelet, et transparence sur l’historique. Pour une vente plus sûre, il est généralement préférable de passer par un professionnel capable d’authentifier la montre et de présenter un dossier clair à l’acheteur. L’objectif est de réduire l’incertitude, donc le risque de litige, tout en protégeant votre confidentialité.
Quels documents préparer pour vendre sa montre de luxe ?
Idéalement : boîte, carte de garantie, facture (si disponible), livrets, maillons, et justificatifs d’entretien. Si tout n’est pas disponible, préparez au minimum des photos nettes, une description précise (référence, état, accessoires) et, si possible, toute preuve de provenance (achat, héritage, service). Plus le dossier est complet, plus la vente est fluide. Et dans un marché où le risque de contrefaçon est réel, des éléments concrets rassurent fortement l’acheteur.
Vaut-il mieux vendre en main propre ou expédier ?
La remise en main propre peut réduire le risque logistique, mais impose une vraie discipline (lieu sûr, identité vérifiée, reçu/contrat, paiement tracé). L’expédition, elle, exige une organisation impeccable : emballage, assurance, preuves (photos, suivi), et anticipation des restrictions éventuelles (par exemple CITES pour certains bracelets). L’OFDF/BAZG rappelle que, pour des biens privés quittant la Suisse, il faut surtout vérifier les restrictions et autorisations applicables selon la nature du bien. (bazg.admin.ch)
Que faire si l’acheteur propose du cash (ou un paiement en plusieurs fois) ?
Pour une montre de luxe, le cash et les paiements fractionnés demandent une prudence particulière : traçabilité, cohérence avec l’identité, et documentation complète. En Suisse, la loi sur le blanchiment d’argent prévoit des obligations pour les négociants qui reçoivent plus de 100 000 CHF en espèces dans une opération de négoce, y compris si les paiements sont fractionnés mais dépassent le seuil une fois additionnés. (lex.weblaw.ch) Dans tous les cas, privilégier un cadre professionnel et un paiement clair réduit fortement les risques.
Comment éviter les arnaques lors de la vente d’une montre haut de gamme ?
Évitez les scénarios “trop simples” : acheteur pressé, preuve de paiement floue, changement de dernière minute, ou demande d’envoi avant confirmation solide. Méfiez-vous aussi des sites et profils sans coordonnées vérifiables : la Kantonspolizei Zürich rappelle que les shops frauduleux paraissent souvent très professionnels et jouent sur des signaux classiques (offres irréalistes, mentions légales incomplètes, etc.). (zh.ch) La meilleure stratégie reste un processus cadré : vérification, contrat, paiement tracé, remise sécurisée.
Et maintenant ?
Si vous souhaitez vendre une montre de luxe en Suisse avec un processus discret et sécurisé, découvrez notre accompagnement pour vendre votre montre. Vous pouvez aussi parcourir notre sélection pour mieux comprendre notre approche, ou en savoir plus sur Dreyfuss Mayet. Pour commencer simplement, rendez-vous sur notre page d’accueil.


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