Horlogerie suisse et luxe responsable : vers une nouvelle ère durable

Introduction : quand l’horlogerie suisse rencontre le luxe responsable

L’horlogerie suisse entre dans l’ère du luxe responsable. Les montres helvétiques incarnent depuis longtemps la précision, le savoir-faire et la durabilité mécanique. Aujourd’hui, une nouvelle exigence s’ajoute : réduire l’empreinte environnementale et sociale de chaque garde-temps, de l’extraction des métaux jusqu’à la revente sur le marché secondaire.

Dans cet article, nous explorons concrètement ce que signifie une horlogerie suisse plus durable, le rôle clé de l’économie circulaire et de la seconde main, et comment des acteurs spécialisés comme Dreyfuss Mayet peuvent accompagner les collectionneurs vers un luxe plus responsable, sans renoncer à l’excellence ni à la rareté.

Pourquoi la durabilité s’impose à l’horlogerie suisse

Un secteur emblématique, un impact bien réel

La Suisse exporte chaque année pour plus de 26 milliards de francs suisses de montres, faisant de l’horlogerie l’un de ses étendards économiques majeurs. En 2023, les exportations ont atteint un record d’environ 26,7 milliards de francs, avant de légèrement reculer à 26,0 milliards en 2024, soit une baisse de 2,8 % après trois années de forte croissance.fhs.swiss

Derrière ces chiffres se cache une réalité : produire des montres – même très qualitatives – nécessite des métaux précieux, de l’énergie, du transport et des composants complexes. Le cœur du défi n’est pas la durée de vie (souvent exemplaire) d’une montre suisse, mais tout ce qui précède et accompagne sa fabrication et ses reventes.

Les principaux impacts environnementaux

Les impacts environnementaux de l’horlogerie de luxe sont proches de ceux de la joaillerie, car ils reposent en grande partie sur les mêmes chaînes d’approvisionnement :

  • Extraction des métaux précieux (or, parfois platine) : la mine est la phase la plus lourde en émissions de CO2, en consommation d’eau et en risques de pollution (déchets miniers, cyanure, mercure). Des études sectorielles estiment que l’extraction aurifère peut générer jusqu’à plusieurs dizaines de tonnes de CO2 par kilo d’or produit.sustainablebusinesstoolkit.com
  • Acier, métaux et composants : même si l’acier est moins problématique que l’or, son cycle de production reste énergivore.
  • Énergie de fabrication : usinage de précision, traitement thermique, contrôle qualité, logistique… autant d’étapes qui consomment de l’énergie et génèrent des émissions.
  • Transport et distribution : l’horlogerie suisse exporte plus de 95 % de sa production, souvent par avion vers les grands marchés (États-Unis, Asie, Europe), ce qui alourdit le bilan carbone.swissinfo.ch

À cela s’ajoutent des enjeux sociaux et de droits humains dans certaines régions minières, soulignés par des ONG comme Human Rights Watch, qui rappellent la complexité des chaînes d’approvisionnement en or et diamants.hrw.org

Des attentes nouvelles des collectionneurs

Les clients de la haute horlogerie ne se contentent plus d’un beau cadran : ils interrogent aussi l’origine des matériaux et les engagements des maisons. Des études sur la joaillerie et l’horlogerie indiquent que plus de 60 % des marques communiquent désormais des objectifs de réduction d’impact, et qu’environ 70 % des consommateurs déclarent préférer des acteurs engagés sur ces sujets.zipdo.co

Pour autant, il n’existe pas encore de définition unique et reconnue de la “montre 100 % durable”. Le sujet se joue plutôt sur une série de leviers : matériaux, énergie, transparence, durée de vie, économie circulaire… et sur les choix concrets de chaque collectionneur.

Comment l’horlogerie suisse évolue vers plus de durabilité

Matières premières : or responsable et métaux recyclés

Une partie de l’industrie se tourne vers des approvisionnements plus responsables :

  • Développement d’or recyclé ou d’or certifié, pour réduire la pression sur les mines, la déforestation et les pollutions associées.sustainablebusinesstoolkit.com
  • Usage accru de métaux recyclés pour les boîtiers, bracelets ou boucles.
  • Meilleure traçabilité des métaux, sous pression des ONG et des consommateurs.

Mais ces solutions ne couvrent encore qu’une fraction de la production mondiale. Le potentiel le plus immédiat pour limiter l’extraction reste donc de prolonger la durée de vie des montres déjà existantes et de favoriser leur circulation sur le marché secondaire.

Production, énergie et empreinte carbone

De nombreuses manufactures suisses modernisent leurs sites : isolation, éclairage LED, optimisation des procédés, transition vers des énergies renouvelables. Certaines publient des rapports climats, avec des trajectoires de réduction à moyen terme, dans la lignée de ce que recommandent les cabinets de conseil spécialisés sur la joaillerie et les montres.mckinsey.com

Pour un collectionneur, ces efforts sont difficiles à comparer d’une marque à l’autre, car il n’existe pas encore de standard unique d’affichage. La règle de bon sens reste de privilégier les acteurs qui détaillent clairement leurs actions plutôt que de se contenter de slogans.

Transparence, labels et évaluations indépendantes

Plusieurs initiatives tentent d’objectiver les progrès du secteur :

  • Labels et certifications (par exemple pour la gestion responsable de la chaîne d’approvisionnement ou la traçabilité de l’or).
  • Rapports d’ONG et d’organisations environnementales, comme un rapport du WWF Suisse qui avait évalué en 2018 la performance environnementale de 15 marques horlogères et joaillières, en notant les progrès mais aussi les lacunes de transparence.press.iwc.com
  • Engagements volontaires : objectifs climatiques, politiques d’achats responsables, programmes de recyclage ou de reprise.

Au-delà des labels, la durabilité se constate aussi par des faits très concrets : longévité des produits, disponibilité des pièces, possibilité de réparer et de revendre une montre dans de bonnes conditions.

L’économie circulaire, nouvel allié de l’horlogerie suisse

Pourquoi prolonger la vie d’une montre est un geste écologique

Une montre mécanique suisse bien entretenue peut accompagner plusieurs générations. Du point de vue environnemental, c’est un atout considérable : plus un objet dure, plus son “coût écologique” initial se dilue dans le temps. À l’inverse, extraire de nouveaux métaux pour produire des montres supplémentaires pèse lourdement sur le climat, la biodiversité et les ressources en eau.sustainablebusinesstoolkit.com

En pratique, chaque fois qu’un collectionneur choisit une pièce déjà existante plutôt qu’une nouvelle production, il évite une partie des impacts liés à la mine, au raffinage, à la fabrication et au transport. C’est le principe même de l’économie circulaire appliquée au luxe.

Acheter ou vendre une montre : un pilier du luxe circulaire

L’essor du marché de la montre de luxe neuve ou presque neuve a profondément changé la donne. Grâce à des acteurs spécialisés, il devient possible de revendre une pièce dans de bonnes conditions tout en garantissant au futur acquéreur l’authenticité et l’état de la montre.

La démarche de maisons comme Dreyfuss Mayet, fondée par deux passionnés d’horlogerie et basée en Suisse (avec des bureaux à Verbier), s’inscrit dans cette logique : sélectionner des montres contemporaines haut de gamme, les authentifier rigoureusement et les remettre en circulation auprès d’une clientèle internationale exigeante, plutôt que de pousser à une surconsommation de pièces neuves.

Ce modèle contribue naturellement à :

  • allonger la durée de vie de montres déjà fabriquées ;
  • optimiser l’usage de ressources déjà extraites ;
  • offrir une alternative crédible à l’achat systématique de pièces neuves.

Les principaux leviers de durabilité dans l’horlogerie suisse

Pour mieux visualiser les points d’action possibles, voici un tableau synthétique des grands leviers de durabilité, de leur impact et de ce que peut faire un collectionneur.

LevierExemple dans l’horlogerie suisseImpact principalRôle du collectionneurMatériauxOr recyclé, métaux recyclés, meilleure traçabilité des fournisseursRéduction de l’extraction minière, des pollutions et des émissions de CO2S’informer sur l’origine des matériaux, privilégier les démarches transparentesÉnergie & productionManufactures utilisant davantage d’énergies renouvelables et procédés optimisésDiminution de l’empreinte carbone par montre produiteValoriser les maisons qui publient leurs objectifs climatiques et leurs résultatsLongévité & entretienDisponibilité des pièces, réseaux d’horlogers, révisions régulièresAugmentation de la durée de vie réelle des montres, moindre besoin de nouvelles piècesEntretenir ses montres, faire réviser plutôt que laisser se détériorerÉconomie circulaireRevente, échange, achat de montres neuves ou presque neuves auprès de spécialistesMoins de pression sur la production neuve et les ressources naturellesRevendre les pièces peu portées, acheter sur le marché secondaire de confianceTransport & packagingEmballages réduits ou recyclables, logistique optimiséeMoins de déchets et d’émissions liées au transportAccepter des packagings plus sobres, regrouper les envois si possible

Dreyfuss Mayet : une approche sur-mesure du luxe horloger responsable

Une équipe de passionnés, ancrée en Suisse et ouverte sur le monde

Dreyfuss Mayet a été fondé par Victor Dreyfuss et Camille Mayet, deux passionnés d’horlogerie qui ont uni leurs expertises pour créer une maison dédiée aux montres de luxe contemporaines, neuves ou presque neuves. Basée en Suisse, avec des bureaux à Verbier, la société accompagne une clientèle internationale, notamment à Genève et dans les grandes places horlogères mondiales.

L’équipe, à taille humaine, cultive une relation directe avec les collectionneurs : écoute des besoins précis, discrétion, réactivité et suivi personnalisé. Cette proximité est un atout lorsqu’il s’agit de concilier désir de pièces d’exception et recherche de sens dans ses achats.

Achat de montres : sélection rigoureuse et authenticité garantie

L’un des piliers d’un luxe responsable est la confiance. Avant d’entrer au catalogue, chaque montre proposée par Dreyfuss Mayet fait l’objet de vérifications et d’authentifications poussées, et est accompagnée de ses papiers et de son écrin d’origine lorsque ceux-ci sont disponibles.

Ce niveau d’exigence réduit le risque de contrefaçon, sécurise les transactions et permet aux collectionneurs d’acheter des montres neuves ou presque neuves avec une véritable tranquillité d’esprit. Vous pouvez consulter la sélection actuelle de gardes-temps haut de gamme directement en ligne.

Vendre sa montre : donner une nouvelle vie à un garde-temps

Revendre une montre que l’on porte peu n’est pas seulement un acte financier : c’est aussi un geste de circularité. En confiant une pièce à un spécialiste, elle est évaluée précisément, contrôlée, puis proposée à de nouveaux amateurs qui sauront la porter.

Dreyfuss Mayet propose un service sécurisé et confidentiel pour les propriétaires souhaitant céder leur montre, avec un accompagnement sur tout le processus de vente. Pour en savoir plus sur les modalités et les étapes, vous pouvez visiter la page vendre sa montre.

Courtage personnalisé : trouver la bonne montre sans encourager la surproduction

Dans l’univers de l’horlogerie suisse contemporaine, certains modèles rares ou très recherchés sont difficiles à obtenir par les circuits classiques. Plutôt que de pousser à des achats impulsifs, le courtage permet de rechercher, pour un client donné, la pièce qui lui correspond vraiment, déjà présente sur le marché.

Grâce à un réseau étendu et une connaissance fine des places de marché spécialisées (dont Chrono24), Dreyfuss Mayet peut trouver des modèles exclusifs tout en restant dans une logique de réutilisation des montres existantes. À ce jour, plus de 1 500 montres ont ainsi été placées auprès de collectionneurs dans le monde entier, en privilégiant la qualité, la traçabilité et la relation de confiance.

Questions fréquentes sur l’horlogerie suisse et la durabilité

L’horlogerie suisse est-elle vraiment plus durable que les autres ?

L’horlogerie suisse se distingue d’abord par la durée de vie de ses montres : une pièce mécanique bien entretenue peut fonctionner pendant des décennies, voire se transmettre sur plusieurs générations. C’est un avantage réel en matière de durabilité, car la production ne se destine pas à l’obsolescence rapide. En revanche, les matériaux (or, acier, etc.) et certains procédés de fabrication restent similaires à ceux utilisés ailleurs. La Suisse n’est pas automatiquement “vertueuse” : tout dépend des choix de chaque marque et de la manière dont le collectionneur utilise, entretient et fait circuler ses montres.

Acheter une montre suisse d’occasion est-il un geste écologique ?

Oui, dans une large mesure. En choisissant une montre suisse d’occasion, neuve ou presque neuve, vous évitez la production d’une pièce supplémentaire, donc une partie de l’extraction minière, du raffinage, de la fabrication et du transport associés. C’est le même principe que pour une œuvre d’art : tant que l’objet circule et est apprécié, il n’est pas nécessaire d’en produire un équivalent. Le marché secondaire structuré, avec des professionnels qui authentifient et garantissent les montres, permet de concilier ce bénéfice environnemental avec un haut niveau de sécurité pour l’acheteur comme pour le vendeur.

Quelles certifications existent pour les montres de luxe responsables ?

Il n’existe pas encore un label unique couvrant tous les aspects de la durabilité pour les montres. On retrouve plutôt plusieurs initiatives complémentaires : certifications en matière de chaîne d’approvisionnement responsable pour l’or et les métaux, adhésion à des standards sectoriels, audits ESG, rapports de durabilité publics, etc. Certains labels portent sur l’or (origine responsable ou équitable), d’autres sur la gouvernance ou l’empreinte carbone globale d’une entreprise. Pour le collectionneur, l’important est de regarder la cohérence d’ensemble : transparence des informations, objectifs chiffrés, et preuves concrètes plutôt que de simples slogans marketing.

Comment entretenir une montre mécanique pour la garder le plus longtemps possible ?

Entretenir une montre mécanique est l’un des gestes les plus puissants pour en faire un objet vraiment durable. Il est recommandé de :

  • la porter régulièrement ou de la remonter pour que les lubrifiants ne se figent pas ;
  • éviter les chocs violents, champs magnétiques forts et variations extrêmes de température ;
  • respecter les préconisations de révision (souvent entre 3 et 7 ans selon les marques et l’usage) ;
  • confier les interventions à un horloger qualifié.

En suivant ces principes, une montre suisse peut fonctionner pendant des dizaines d’années, ce qui réduit d’autant la nécessité d’en acquérir de nouvelles.

Les montres à quartz sont-elles moins écologiques que les montres mécaniques ?

La comparaison n’est pas simple. Une montre à quartz consomme très peu d’énergie au quotidien, mais nécessite des piles ou accumulateurs, qui doivent être produits puis recyclés. Une montre mécanique, elle, fonctionne sans pile, mais peut être plus complexe à fabriquer. À long terme, si une montre à quartz est peu entretenue et souvent remplacée, son impact peut être plus élevé qu’une montre mécanique durablement conservée. L’essentiel reste l’usage : choisir une pièce de qualité, en prendre soin, et la garder longtemps – que le mouvement soit à quartz ou mécanique.

Et maintenant ? Passer concrètement à un luxe horloger plus responsable

S’engager vers un luxe horloger plus responsable ne signifie pas renoncer au plaisir des belles montres, mais choisir différemment : privilégier la qualité et la longévité, s’informer sur les pratiques des marques, entretenir ses pièces, et favoriser l’économie circulaire en achetant ou en revendant auprès de professionnels de confiance.

Si vous souhaitez explorer des montres de luxe neuves ou presque neuves sélectionnées avec exigence, vous pouvez découvrir le catalogue Dreyfuss Mayet, ou envisager de vendre une montre que vous ne portez plus. Notre équipe, basée en Suisse et active dans le monde entier, se tient à votre disposition pour vous accompagner dans une démarche à la fois passionnée et plus responsable de l’horlogerie suisse.